Mindfulness

Un nouveau type de psychothérapie, les thérapies « en pleine conscience », ou thérapies « mindfulness », se développe en complément des thérapies cognitives et comportementales classiques, ce qui fait qu’on les appelle souvent TCC de troisième génération. Elle propose une approche différente du rapport au symptôme. Il ne s’agit plus de lutter contre ses symptômes mais au contraire de développer des compétences pour identifier ce qui se passe dans la conscience (au sens large des cognitions, émotions, perceptions et sensations) dans une attitude de présence et d’acceptation de ce qui survient dans le moment présent sans y rester collé.  Le développement de ces compétences nécessite un entrainement long et assidu et une pratique quotidienne de plusieurs dizaines de minutes.

Ce traitement, actuellement en cours d’évaluation, a déjà montré son efficacité dans le traitement de l’anxiété chronique et la prévention des rechutes dépressives.

La thérapie prend classiquement la forme d’une session de dizaine de séances espacées d’une semaine, menées par un thérapeute avec un groupe d’une vingtaine de personnes.

Lors de celles-ci, les personnes effectuent sous la supervision du thérapeute des exercices de concentration, de l’attention, inspirées des techniques de méditation bouddhistes. Dans un second temps, comme dans la thérapie cognitive, les schémas de pensée récurrents et automatiques à l’origine du trouble (par exemple : « si je ne vérifie pas le robinet du gaz, il y aura une fuite, mon immeuble va exploser, et des gens vont mourir à cause de moi ») sont analysés avec les personnes, pour être ensuite modifiés.

D’un point de vue scientifique, les chercheurs travaillant sur cette thérapie font l’hypothèse qu‘elle agit en aidant la personne à ne plus être happée par ses obsessions, et en lui permettant de mieux réguler les émotions négatives (stress, peur…) qui surviennent lorsque les obsessions ont lieu.