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MINI

Le Mini International Neuropsychiatric Interview (Sheehan, 1998) est un questionnaire visant à recueillir des informations générales sur l’ensemble des troubles psychiatriques envisageables. Il intègre une section sur les TOC qui comporte plusieurs questions, devant être abordées au cours d’un entretien, et qui sont nécessaires, mais en aucun cas suffisantes, pour établir le diagnostic de TOC selon les critères du DSM. Par exemple : « Penser que vous étiez sale ou que vous aviez des microbes, ou que vous alliez frapper quelqu’un malgré vous, ou agir impulsivement, ou bien encore étiez-vous envahi(e) par des obsessions à caractère sexuel, des doutes irrépressibles ou un besoin de mettre les choses dans un certain ordre ? ». Le fait d’avoir envie de frapper quelqu’un malgré soi ou d’agir impulsivement peut être explicable par une « phobie d’impulsion » qui rentrerait dans le cadre d’un TOC mais aussi par un trouble du contrôle des impulsions, une situation de burnout, une situation d’agression chronique objective, une ambiance sociale agressive… Tenter de faire soi-même un diagnostic uniquement sur la base de ces outils essentiellement destinés à systématiser le recueil des signaux pour un professionnel présente des risques majeurs d’erreur.  

Mindfulness

Un nouveau type de psychothérapie, les thérapies « en pleine conscience », ou thérapies « mindfulness », se développe en complément des thérapies cognitives et comportementales classiques, ce qui fait qu’on les appelle souvent TCC de troisième génération. Elle propose une approche différente du rapport au symptôme. Il ne s’agit plus de lutter contre ses symptômes mais au contraire de développer des compétences pour identifier ce qui se passe dans la conscience (au sens large des cognitions, émotions, perceptions et sensations) dans une attitude de présence et d’acceptation de ce qui survient dans le moment présent sans y rester collé.  Le développement de ces compétences nécessite un entrainement long et assidu et une pratique quotidienne de plusieurs dizaines de minutes.

Ce traitement, actuellement en cours d’évaluation, a déjà montré son efficacité dans le traitement de l’anxiété chronique et la prévention des rechutes dépressives.

La thérapie prend classiquement la forme d’une session de dizaine de séances espacées d’une semaine, menées par un thérapeute avec un groupe d’une vingtaine de personnes.

Lors de celles-ci, les personnes effectuent sous la supervision du thérapeute des exercices de concentration, de l’attention, inspirées des techniques de méditation bouddhistes. Dans un second temps, comme dans la thérapie cognitive, les schémas de pensée récurrents et automatiques à l’origine du trouble (par exemple : « si je ne vérifie pas le robinet du gaz, il y aura une fuite, mon immeuble va exploser, et des gens vont mourir à cause de moi ») sont analysés avec les personnes, pour être ensuite modifiés.

D’un point de vue scientifique, les chercheurs travaillant sur cette thérapie font l’hypothèse qu‘elle agit en aidant la personne à ne plus être happée par ses obsessions, et en lui permettant de mieux réguler les émotions négatives (stress, peur…) qui surviennent lorsque les obsessions ont lieu.

Mini International Neuropsychiatric Interview

Le MINI : Le Mini International Neuropsychiatric Interview (Sheehan, 1998) est un questionnaire visant à recueillir des informations générales sur l’ensemble des troubles psychiatriques envisageables. Il intègre une section sur les TOC qui comporte plusieurs questions, devant être abordées au cours d’un entretien, et qui sont nécessaires, mais en aucun cas suffisantes, pour établir le diagnostic de TOC selon les critères du DSM. Par exemple : « Penser que vous étiez sale ou que vous aviez des microbes, ou que vous alliez frapper quelqu’un malgré vous, ou agir impulsivement, ou bien encore étiez-vous envahi(e) par des obsessions à caractère sexuel, des doutes irrépressibles ou un besoin de mettre les choses dans un certain ordre ? ». Le fait d’avoir envie de frapper quelqu’un malgré soi ou d’agir impulsivement peut être explicable par une « phobie d’impulsion » qui rentrerait dans le cadre d’un TOC mais aussi par un trouble du contrôle des impulsions, une situation de burnout, une situation d’agression chronique objective, une ambiance sociale agressive… Tenter de faire soi-même un diagnostic uniquement sur la base de ces outils essentiellement destinés à systématiser le recueil des signaux pour un professionnel présente des risques majeurs d’erreur.  

Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux

L’ouvrage nosographique (qui classifie les troubles) de référence en est le DSM (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux) de l’Amercian Psychiatric Association, aujourd’hui dans sa cinquième version (anglaise). Dans le DSM, les troubles mentaux sont définis par des listes de symptômes observables dont un noyau doit être nécessairement présent ainsi qu’un nombre défini de symptômes additionnels, durant une période donnée. Ces symptômes doivent entrainer un retentissement significatif dans la vie quotidienne et/ou une souffrance psychique importante. Tout diagnostic est composé de différentes sections : les symptômes,  le retentissement, les critères d’exclusion et le diagnostic différentiel (c’est-à-dire les autres troubles qui pourraient ressembler).