Glossaire

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TMS

La TMS appelée aussi stimulation magnétique transcrânienne ou SMT. Cette technique consiste, comme son nom l’indique, a générer une stimulation des neurones à l’aide d’un champ magnétique appliqué à l’extérieur du crane.

C’est en travaillant sur la mesure du courant électrique induit par un champ magnétique que Jacques Arsène d’Arsonval, physicien, découvre un effet inattendu : placer la tête près du champ magnétique déclenche des phosphènes (des étoiles lumineuses qu’on voit parfois quand on se lève trop rapidement) et des vertiges (1896).  

Des chercheurs se sont intéressés à cet effet qu’ils ont testé sur des personnes. Un des changements qu’ils ont constaté était une variation de l’humeur. Les personnes avaient une humeur plus positive après la TMS. Cette technique a donc ensuite été utilisée pour traiter des personnes atteintes de dépression, puis souffrant d’hallucinations.

Les premières études portant sur des cas individuels ont été très positives et encourageantes mais les suivantes ont été moins concluantes. Lorsqu’on teste un traitement, il faut toujours contrôler l’effet placebo. Cet effet présent dans la plupart des traitements est basé sur la  conviction : si on croit qu’un traitement est efficace, même s’il ne marche pas, il marchera. Lorsque cet effet a été contrôlé dans des études,  l’efficacité de la TMS s’est révélée moins importante que dans les essais non-contrôlés.

Les chercheurs et les cliniciens se sont basés sur les connaissances acquises sur l’utilisation de la TMS pour la dépression et les hallucinations pour tenter de traiter les TOC. Initialement les résultats ont étés similaires à ceux obtenus pour traiter la dépression, à savoir un effet très important. Puis, les études suivantes qui ont contrôlé l’effet placebo ont montré une efficacité moins importante. On est maintenant prudent sur les résultats car la TMS implique de nombreux paramètres et leurs interactions avec le cerveau sont  difficiles à comprendre. Des pistes encourageantes sont toutefois actuellement à l’étude.

Les risques liés à l’utilisation de la TMS existent. Le premier risque référencé a été la crise d’épilepsie. Mais il est devenu très faible aujourd’hui grâce à l’amélioration des connaissances sur la TMS. Le deuxième effet indésirable est le mal de tête. Il est temporaire et peut arriver lors des premières séances (5 à 10% des personnes le rapportent). La TMS est aujourd’hui bien tolérée. Elle est même utilisée chez des personnes non malades, des « sujets sains », dans le cadre d’études visant à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau.       

Lors d’une séance de TMS, on sent un léger tapotement sur la tête et un bruit régulier. On peut avoir une à deux séances de TMS par jour qui peuvent durer entre 2 et 40 minutes durant une à quatre semaines, parfois un peu plus. 

tDCS

À la différence de la TMS, la  stimulation transcrânienne à courant direct utilise un courant électrique continu pour stimuler les neurones, appliqué à l’extérieur du crane.

Cette technique n’a rien de commun avec ce qu’on appelle communément « électrochoc », le courant électrique émis par la tDCS est très faible, à peine perceptible même s’il est possible de ressentir un petit échauffement à l’endroit où les électrodes sont positionnées pendant la séance et d’observer parfois une petite rougeur. 

On dispose d’un petit boitier auquel sont attachées deux électrodes. Elles ont généralement des formes carrées et sont mouillées avec de l’eau salée. Une première électrode est placée sur la tête, la seconde soit sur la tête aussi, soit sur le corps. On met une bande ou du sparadrap pour les faire tenir. La séance dure 20 à 25 minutes, une à deux fois par jour durant une à deux semaines en fonction des études.

À ce jour, il n’y a que peu d’études réalisées et aucune ne permet d’affirmer que la tDCS est efficace pour traiter le TOC. 

TOC

Les critères diagnostiques de trouble obsessionnel compulsif, TOC, selon le DSM-IV-TR (APA, 2000) sont les suivants :

 

 

  1. Existence soit d’obsessions soit de compulsions définies par :

Obsessions

Compulsions

1. Pensées, impulsions ou représentations récurrentes et persistantes qui, à certains moments de l’affection, sont ressenties comme intrusives et inappropriées et qui entraînent une anxiété ou une détresse importante.

 

2. Les pensées, impulsions ou représentations ne sont pas simplement des préoccupations excessives concernant les problèmes de la vie réelle.

 

3. Le sujet fait des efforts pour ignorer ou réprimer ces pensées, impulsions ou représentations ou pour neutraliser celles-ci par d’autres pensées ou actions.

 

4. Le sujet reconnaît que ces pensées, impulsions ou représentations obsédantes proviennent de sa propre activité mentale (elles ne sont pas imposées de l’extérieur comme dans le cas des pensées imposées).

1. Comportements répétitifs (lavage des mains, ordonner, vérifier, etc.) ou actes mentaux (prier, compter, répéter des mots silencieusement, etc.) que le sujet se sent poussé à accomplir en réponse à une obsession ou selon certaines règles qui doivent être appliquées de manière inflexible.

 

2. Les comportements ou actes mentaux sont destinés à neutraliser ou à diminuer le sentiment de détresse ou à empêcher un événement ou une situation redoutés. Cependant, ces comportements ou actes mentaux sont soit sans relation réaliste avec ce qu’ils se proposent de neutraliser ou de prévenir, soit manifestement excessifs.

 

B. À un moment durant l’évolution du trouble, le sujet a reconnu que les obsessions ou les compulsions étaient excessives ou irraisonnées (N.B. : ceci ne s’applique pas aux enfants).

C. Les obsessions ou compulsions sont à l’origine de sentiments marqués de détresse, d’une perte de temps considérable (prenant plus d’une heure par jour) ou interfèrent de façon significative avec les activités habituelles du sujet, son fonctionnement professionnel (ou scolaire) ou ses activités ou relations sociales habituelles.

D. Si un autre thème de l’axe I est aussi présent, le thème des obsessions ou compulsions n’est pas limité à ce dernier (par exemple, préoccupation liée à la nourriture quand il s’agit d’un Trouble des conduites alimentaires ; au fait de s’arracher les cheveux en cas de Trichotillomanie ; inquiétude concernant l’apparence en cas de Peur d’une dysmorphie corporelle ; préoccupation à propos de drogues quand il s’agit d’un Trouble lié à l’utilisation d’une substance ; crainte d’avoir une maladie sévère en cas d’Hypocondrie ; préoccupation à propos de besoins sexuels impulsifs ou de fantasmes en cas de Paraphilie ; ou ruminations de culpabilité quand il s’agit d’un Trouble dépressif majeur).

E. La perturbation ne résulte pas des effets physiologiques directs d’une substance (par exemple : une substance donnant lieu à un abus, un médicament) ni d’une affection médicale générale.

 

 

trouble obsessionnel compulsif

Les critères diagnostiques du trouble obsessionnel compulsif, TOC, selon le DSM-IV-TR (APA, 2000) sont les suivants :

 

  1. Existence soit d’obsessions soit de compulsions définies par :

Obsessions

Compulsions

1. Pensées, impulsions ou représentations récurrentes et persistantes qui, à certains moments de l’affection, sont ressenties comme intrusives et inappropriées et qui entraînent une anxiété ou une détresse importante.

 

2. Les pensées, impulsions ou représentations ne sont pas simplement des préoccupations excessives concernant les problèmes de la vie réelle.

 

3. Le sujet fait des efforts pour ignorer ou réprimer ces pensées, impulsions ou représentations ou pour neutraliser celles-ci par d’autres pensées ou actions.

 

4. Le sujet reconnaît que ces pensées, impulsions ou représentations obsédantes proviennent de sa propre activité mentale (elles ne sont pas imposées de l’extérieur comme dans le cas des pensées imposées).

1. Comportements répétitifs (lavage des mains, ordonner, vérifier, etc.) ou actes mentaux (prier, compter, répéter des mots silencieusement, etc.) que le sujet se sent poussé à accomplir en réponse à une obsession ou selon certaines règles qui doivent être appliquées de manière inflexible.

 

2. Les comportements ou actes mentaux sont destinés à neutraliser ou à diminuer le sentiment de détresse ou à empêcher un événement ou une situation redoutés. Cependant, ces comportements ou actes mentaux sont soit sans relation réaliste avec ce qu’ils se proposent de neutraliser ou de prévenir, soit manifestement excessifs.

 

B. À un moment durant l’évolution du trouble, le sujet a reconnu que les obsessions ou les compulsions étaient excessives ou irraisonnées (N.B. : ceci ne s’applique pas aux enfants).

C. Les obsessions ou compulsions sont à l’origine de sentiments marqués de détresse, d’une perte de temps considérable (prenant plus d’une heure par jour) ou interfèrent de façon significative avec les activités habituelles du sujet, son fonctionnement professionnel (ou scolaire) ou ses activités ou relations sociales habituelles.

D. Si un autre thème de l’axe I est aussi présent, le thème des obsessions ou compulsions n’est pas limité à ce dernier (par exemple, préoccupation liée à la nourriture quand il s’agit d’un Trouble des conduites alimentaires ; au fait de s’arracher les cheveux en cas de Trichotillomanie ; inquiétude concernant l’apparence en cas de Peur d’une dysmorphie corporelle ; préoccupation à propos de drogues quand il s’agit d’un Trouble lié à l’utilisation d’une substance ; crainte d’avoir une maladie sévère en cas d’Hypocondrie ; préoccupation à propos de besoins sexuels impulsifs ou de fantasmes en cas de Paraphilie ; ou ruminations de culpabilité quand il s’agit d’un Trouble dépressif majeur).

E. La perturbation ne résulte pas des effets physiologiques directs d’une substance (par exemple : une substance donnant lieu à un abus, un médicament) ni d’une affection médicale générale.

 

 

 

TCC

La TCC pour le TOC en pratique :

Elle consiste en plusieurs séances de 45 minutes environ, à une fréquence de 2 à 4 séances par mois. La/les première(s) séance(s) est/sont consacrée(s) à la description détaillée des TOC : affinement du diagnostic de TOC, recherche de troubles associés, la thématique du TOC, sa sévérité, détails des obsessions / compulsions au quotidien et niveaux d’angoisse associée à chaque situation. Les séances suivantes sont basées sur la proposition d’exercices pour progressivement diminuer les TOC. Entre deux séances, le thérapeute demande à la personne de faire régulièrement des exercices. La durée totale d’une TCC est très variable : de quelques séances à plusieurs années. Elle dépend notamment de la sévérité du TOC et de la présence éventuelle de troubles associés.

Il y a une dimension éducative et pédagogique dans la TCC, on explique les mécanismes du trouble, de la thérapie.

 

Deux types d’exercices composent majoritairement la TCC :

  • Remise en cause des pensées automatiques et des schémas de pensées dysfonctionnels (action sur les obsessions) : par des discussions entre le patient et le thérapeute. Plusieurs techniques sont utilisées au fur et à mesure des séances comme : lister les éléments permettant d’établir le bien fondé de l’adhésion à une pensée catastrophique, construire des interprétations alternatives, estimer les probabilités pour que la chose redoutée arrive, et que le patient en soit responsable, etc.
  • Exposition avec prévention de la réponse (action sur les compulsions) : est un exercice phare de la thérapie qui consiste à s’exposer progressivement à ce qui angoisse et à ne pas ritualiser. Par exemple, je vais mettre ma main sur la poignée de porte « contaminée » et ne pas me laver les mains. Il est conseillé de commencer par les situations les moins angoissantes, pour finir par les plus difficiles. L’anxiété, très forte au début de l’exercice, diminuera progressivement. Au fur et à mesure de la répétition, l’anxiété initiale sera moins forte et durera moins longtemps.

Un des points central de la TCC, et qui conditionne le résultat, est la répétition !