Qui sommes-nous ?

Nabil Benzina
Interne de psychiatrie / Doctorant en neurosciences
ICM - équipe BEBG
Hôpital de la Salpêtrière
47-83, boulevard de l'Hôpital
75013 Paris
01 57 27 45 14
nabil.benzina@inserm.fr
Biographie

Interne de psychiatrie, cela fait maintenant plus de 3 ans que j’ai suspendu mon internat pour effectuer une thèse en neurosciences portant sur l’étude de certains mécanismes cognitifs altérés dans le TOC et des circuits neuronaux qui les sous-tendent.

En parallèle de mes travaux de recherche actuels, j’ai initié une formation aux Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) me permettant d’accroitre mes compétences dans la prise en charge des troubles psychiatriques.

Comme l’illustre mon parcours, j’ai à cœur de mieux comprendre la neurobiologie et les bases neurocognitives des troubles psychiatriques, première étape vers le développement de thérapeutiques plus ciblées et plus efficientes.

Rôle dans le projet

Ayant un attrait particulier pour les nouvelles technologies, je me suis très vite penché sur la question de leur apport dans la prise en charge thérapeutique des troubles psychiatriques et plus particulièrement du TOC. En effet, les thérapeutiques existantes trouvent vite leur limite quand il s’agit de prendre en charge des patients sévères et fortement handicapés par leur pathologie. Cette constatation est encore plus flagrante quand on s’intéresse aux TCC et plus particulièrement à la stratégie d’Exposition avec Prévention de la Réponse (EPR) qui, bien qu’efficace chez des patients présentant une symptomatologie modérée, est très difficile voire impossible à mettre en place chez des patients présentant des symptômes sévères avec une angoisse très marquée lors de tentatives d’expositions. Ainsi, j’ai initié avec l’ensemble de l’équipe une étude pilote visant à démontrer l’utilité de la réalité virtuelle dans la prise en charge psychothérapeutique de ces patients. Plus précisément, je développe une stratégie d’EPR reposant sur l’usage de vidéo 360° capturée à la première personne dans l’environnement même du patient. Ce dernier se retrouvera donc, via l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle, dans sa « propre peau » et expérimentera la réalisation de tâches du quotidien qui lui sont impossibles à réaliser dans la réalité. Notre hypothèse étant que cette exposition immersive et écologique (dans l’environnement du patient), en jouant sur la notion d’agentivité (le sujet se voit réaliser les tâches à la première personne), surpasse les inhibitions propres à sa pathologie et soit la voie d’accès à la réalisation de l’EPR en conditions réelles.