Qui sommes-nous ?

Julie Furlan
Etudiante en Master 2 de sociologie de la santé (M2 Sociologie d’enquête parcours Santé)
Université Paris Descartes
45 rue des Saints-Pères
75006 Paris
julie.furlan.95@gmail.com
Biographie

Ayant suivi tout mon cursus en sociologie (Licence et Master 1) au sein de l’Université Paris Descartes, je suis particulièrement intéressée par les questions de santé, et plus spécifiquement par les questions de santé mentale. Mon mémoire de Master 1, s’intitulant « Vers une prise en charge individualisée de la maladie mentale : Les règles comme supports de négociations au sein d’une unité d’hospitalisation spécifique »,  portait sur la prise en charge institutionnelle psychiatrique via l’articulation entre règles et négociations. J’ai effectué mon terrain (observations et entretiens) au sein d’une unité d’hospitalisation de l’Etablissement Public de Santé (EPS) de Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne (93). L’objectif de ce mémoire était de mettre en évidence à la fois les différentes règles et contraintes présentes, de manière formelle ou informelle, dans l’unité d’hospitalisation observée et, à la fois, le passage de règles collectives (formelles) à des règles plus individualisées (plus informelles). Celui-ci s’inscrit dans une perspective interactionniste, c’est-à-dire s’intéressant aux relations et inter-relations entre patients et professionnels ainsi qu’entre professionnels, relations mettant l’accent sur l’articulation entre règles et négociations et plus précisément sur les règles comme supports de négociations. A travers ce mémoire, j’ai montré que dans le contexte actuel, un des principaux enjeux concerne la formalisation des règles, y compris dans leur individualisation, et réciproquement, concerne l’individualisation des règles y compris dans leur formalisation. Il ne s’agit donc plus aujourd’hui de traiter collectivement la maladie mentale comme ça a pu être le cas mais de la prendre en charge individuellement, ceci mettant en œuvre différentes règles selon les individus et le contexte. Différentes règles prennent ainsi place au sein de l’unité d’hospitalisation observée : des règles spatiales et temporelles ; des règles collectives et individuelles ; ainsi que des règles formelles et informelles. Ces règles ne sont pas distinctes les unes des autres mais, au contraire, elles s’articulent et évoluent dans la prise en charge individuelle du patient souffrant d’un trouble mental, patient qu’il s’agit d’autonomiser au maximum afin qu’il puisse gérer sa maladie ainsi que ses inscriptions sociales, du moins en partie. Dans cet objectif d’autonomisation, des sanctions, des rappels, sont associées à ces règles.

Rôle dans le projet

Cette année, j’ai choisi de m’intéresser au TOC dans ses représentations et ses expériences individuelles. Cette recherche s’inscrit dans le projet collectif « Analyse située des handicaps associés au trouble obsessionnel compulsif (TOC) sévère et résistant en vue de la création de dispositifs innovants de compensation du handicap psychique », l’acronyme étant « Analyse du Handicap Associé au TOC (AHATOC) ». Pour ma part, il s’agira de repenser le TOC de manière expérientielle, c’est-à-dire de porter l’intérêt sur les expériences singulières des personnes, patients, entourage mais aussi professionnels. Il s’agit également de prendre en compte les déterminants situationnels, environnementaux du handicap psychique des personnes atteintes de TOC. Ce pour appréhender des formes de vie et des logiques sous-jacentes des personnes atteintes de TOC « en situation de handicap psychique », et de leurs proches.