4 conseils pour être plus optimiste

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Source: Photo du prince Akachi sur Unsplash

Par Sarah Sperber et Tchiki Davis, Ph.D.

«Un pessimiste voit la difficulté de chaque opportunité; un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. »- Winston Churchill

L’optimisme peut être défini comme «la mesure dans laquelle les gens ont des attentes généralisées favorables pour leur avenir» (Carver et al., 2010). Lorsque nous sommes optimistes, nous nous attendons à ce que de bonnes choses se produisent. Pour en savoir plus sur l’optimisme, explorons quelques théories liées à l’optimisme, puis parlons de la façon d’être plus optimiste.

Théorie de l’optimisme sur les espérances

Cette théorie suggère que notre comportement est guidé par la force de notre désir d’atteindre un objectif (valeur) et notre confiance dans l’atteinte de cet objectif (espérance) (Scheier et Carver, 1992). On pense que la partie confiance de cette équation explique la principale différence entre les optimistes et les pessimistes.

Théorie sur les attentes

Peterson et Seligman suggèrent que nos attentes pour l’avenir découlent de la façon dont nous interprétons les échecs passés (1984). Ils postulent que si nous croyons que nos échecs passés découlent de défauts de caractère innés et immuables, par exemple, nous sommes plus susceptibles d’avoir une vision pessimiste de l’avenir. En revanche, si nous attribuons un échec passé à la malchance, nous avons plus de chances d’avoir des perspectives optimistes pour l’avenir.

Comment l’optimisme influe sur le bien-être

Les personnes optimistes ont tendance à être plus heureuses que les personnes pessimistes. L’optimisme est également lié à une diminution du désespoir (Alloy et al., 2006). Par exemple, les personnes optimistes rapportent généralement des niveaux plus élevés de bien-être subjectif pendant les périodes d’adversité (Carver et al., 2010). L’une des raisons du lien entre optimisme et bien-être est la façon dont les optimistes font face aux problèmes. Ils sont généralement plus susceptibles d’adopter un comportement axé sur les objectifs, car ils sont plus confiants dans leur capacité à atteindre ces objectifs. Les optimistes semblent donc s’engager dans des méthodes d’adaptation saines, telles que la réflexion et la mise en œuvre de solutions pratiques aux problèmes. Cela contraste avec les pessimistes qui ont tendance à adopter des méthodes d’adaptation évitantes, telles que la distraction. Tout cela contribue à un plus grand bien-être des optimistes (pour en savoir plus sur notre bien-être, consultez cette enquête sur le bien-être).

Comment l’optimisme influe sur les autres résultats

Certaines données suggèrent que les optimistes réussissent mieux en ce qui concerne le niveau d’éducation et le revenu (Evans et Segerstrom, 2009; Segerstrom, 2007). Les optimistes pourraient également être plus heureux que les pessimistes dans leurs relations sociales et amoureuses (Carver et al., 2010). De plus, des études ont montré que les gens ont tendance à aimer davantage les personnes optimistes que les personnes pessimistes, ce qui augmente probablement le nombre de relations saines qu’entretiennent les optimistes (Carver et al., 1994).

Pouvez-vous être plus optimiste?

Bien que l’optimisme soit parfois considéré comme un trait qui pourrait ne pas changer beaucoup au fil du temps, nous avons un certain pouvoir pour changer notre niveau d’optimisme (Segerstrom, 2007). Voici quelques conseils.

1. Choisissez votre propre version de l’optimisme.

Il n’est pas nécessaire d’être optimiste tout le temps dans chaque scénario (c’est impossible). Au lieu de cela, vous pouvez essayer d’incorporer lentement de nouvelles idées optimistes dans votre vision du monde d’une manière qui vous semble authentique.

2. Commencez à remettre en question les pensées pessimistes.

Nous nous disons parfois que nos pensées pessimistes sont des pensées réalistes. Mais rappelez-vous, les pensées ne sont pas des faits. Si vous vous retrouvez embourbé dans une négativité, essayez de faire une pause et de remettre en question vos pensées.

3. Entourez-vous d’autres optimistes.

Être entouré d’autres personnes optimistes peut vous aider à apprendre de nouvelles astuces et à découvrir comment les autres trouvent les points positifs, même dans des situations négatives. Le simple fait d’être avec un optimiste peut nous rendre plus optimistes.

4. Ne forcez pas l’optimisme.

Devenir plus optimiste est comme toute nouvelle habitude: il faut de la motivation et de la pratique pour devenir une seconde nature. Cela peut sembler un peu artificiel au début (comme faire du vélo ou du roller). Alors essayez-le lorsque vous vous sentez à l’aise, mais ne vous inquiétez pas de vous pousser trop loin de votre zone de confort au début.

En somme

Avoir des perspectives optimistes présente un certain nombre d’avantages. Ainsi, changer vos attentes pour l’avenir et cultiver plus d’optimisme dans votre vie quotidienne pourrait avoir un impact positif sur votre bien-être.

Ce message apparaît également sur
Institut du bien-être de Berkeley.

Les références

Carver, CS, Scheier, MF et Segerstrom, SC (2010). Optimisme. Revue de psychologie clinique, 30 (7), 879-889.

Scheier, MF et Carver, CS (1992). Effets de l’optimisme sur le bien-être psychologique et physique: aperçu théorique et mise à jour empirique. Thérapie cognitive et recherche, 16 (2), 201-228.

Alloy, LB, Abramson, LY, Whitehouse, WG, Hogan, ME, Panzarella, C. et Rose, DT (2006). Incidence prospective des premiers débuts et des récidives de dépression chez les personnes à risque cognitif élevé et faible de dépression. Journal of Anormal Psychology, 115 (1), 145.

Peterson, C. et Seligman, ME (1984). Explications causales comme facteur de risque de dépression: théorie et preuves. Revue psychologique, 91 (3), 347.

Evans, DR et Segerstrom, SC (2009). Optimisme et rétention universitaire: médiation par la motivation, la performance et l’ajustement. J Appl Soc Psychol, 39 (8), 1887-1912.

Segerstrom, SC (2007). Optimisme et ressources: effets les uns sur les autres et sur la santé sur 10 ans. Journal of Research in Personality, 41 (4), 772-786.

Carver, CS, Kus, LA et Scheier, MF (1994). Effets de la bonne contre la mauvaise humeur et des perspectives optimistes ou pessimistes sur l’acceptation sociale par rapport au rejet. Journal de psychologie sociale et clinique, 13 (2), 138-151.