6 raisons de la résistance aux vaccins

Il ne fait aucun doute que les vaccins Covid-19 protègent les gens de la mort et de la maladie. Pourtant, un nombre important de personnes (environ 93 millions) hésitent (ou tardent) à se faire vacciner. L’hésitation à la vaccination constitue une menace pour la santé publique pour l’immunité collective.

Il existe plusieurs biais cognitifs (erreurs de jugement) derrière toute décision de vaccination qui doivent être traités. Ces biais cognitifs sont extrêmement courants dans la plupart des décisions médicales (Kahneman, 2011).

1. Méfiance vis-à-vis des vaccins

Certaines personnes n’accepteront aucun vaccin. Ils s’inquiètent de la sécurité et des effets secondaires inconnus. De plus, la plupart des Américains se méfient des grandes sociétés pharmaceutiques qui ont développé les vaccins. Ils ont tendance à croire que ces entreprises n’ont pas le meilleur intérêt du public à l’esprit.

2. Perception du risque

Certaines personnes sont profondément sceptiques quant aux dangers que représente le virus. Ils peuvent ne pas accepter un vaccin COVID car, pour eux, les risques du vaccin semblent plus importants que les risques de tomber gravement malade. Ils peuvent également adopter une vision trop optimiste d’eux-mêmes et de la probabilité de vivre des événements négatifs. Un optimisme irréaliste peut avoir des conséquences importantes sur la santé, comme le montre une récente augmentation des infections chez les personnes non vaccinées. Cependant, une fois qu’ils tombent malades, la perception du risque change. Ils font plus confiance à leurs propres expériences qu’à la science.

3. Mon corps, mon choix

La vaccination est considérée comme un bien public, au même titre que la défense nationale ou l’éclairage public. La décision de vacciner n’est pas un choix personnel. Les décisions individuelles ont des conséquences collectives. La nature de la transmission via la proximité de personne à personne présente un risque pour les autres. Les externalités négatives sont les principales raisons de la poussée de vaccination par le gouvernement fédéral ou les juridictions locales. Ainsi, encadrer les vaccins dans leur impact sur les autres dans sa famille ou sa communauté pourrait motiver les gens à vacciner.

4. Biais de confirmation

La croyance l’emporte sur la réalité. Les gens ont tendance à accepter les informations qui soutiennent leurs croyances et à rejeter les informations qui les contredisent. Par exemple, une personne qui est déjà sceptique quant à l’innocuité des vaccins chercherait très probablement des informations confirmant cette croyance. Le biais de confirmation rend difficile la pénétration de nouvelles informations (les risques relatifs de la vaccination par rapport à la maladie) aux croyances existantes.

5. Biais de disponibilité

Les gens évaluent la probabilité d’un événement en fonction de la facilité avec laquelle des résultats spécifiques leur viennent à l’esprit. Par exemple, un risque familier (le vaccin n’est pas sûr) sera considéré comme plus grave que le risque de maladie lui-même. Les médias et les cercles sociaux sont beaucoup plus susceptibles de se concentrer sur ces événements rares, de sorte qu’un individu peut facilement s’en souvenir. Les évaluations biaisées des risques peuvent influencer négativement la façon dont nous répondons aux risques pour la santé.

6. L’illusion de la causalité

La causalité illusoire est une croyance selon laquelle il existe une relation causale entre deux événements qui ne sont en réalité pas liés. Nous, les humains, ne sommes généralement pas doués pour raisonner objectivement sur l’incertitude dans notre vie quotidienne. Notre esprit intuitif extrait la causalité des coïncidences. Par exemple, les gens peuvent refuser les vaccinations en raison de fausses allégations selon lesquelles les vaccins pourraient altérer les gènes des gens, provoquer des cancers et l’infertilité. Ces croyances conduisent les gens à utiliser toute incidence d’effets secondaires du vaccin pour confirmer leur biais.

En somme, les biais cognitifs peuvent saper la façon dont le grand public donne un sens aux données scientifiques et présentent des obstacles potentiels à une prise de décision optimale. Aucune population humaine n’est à l’abri des biais cognitifs. Ces biais peuvent être intensifiés par le climat actuel d’incertitude et de méfiance du public.