Ce que Biles peut nous apprendre sur le fait de quitter des relations malheureuses

Cette semaine, Simone Biles a fait l’incroyable. Alors que le monde regardait et avait investi des années dans la préparation de la compétition olympique, Biles a dit « non ». Elle a arrêté un train en marche et s’est éloignée.

Dans un espace où la plupart des gens penseraient qu’ils n’avaient pas le choix, Biles a vu que c’était le cas. Elle a activement choisi de donner la priorité à son bien-être plutôt que de risquer sa sécurité physique (ou la chance de son équipe de remporter une médaille). En d’autres termes, elle s’est fait confiance, a vu la situation dans son ensemble et est partie.

Le sentiment d’investissement croissant et d’un train en mouvement est familier non seulement aux athlètes mais aussi aux personnes dans des relations insatisfaisantes. Les parallèles incluent les fortes forces situationnelles et contextuelles qui façonnent les comportements des athlètes et des partenaires amoureux. En avançant dans le temps, il est souvent plus facile de faire ce que l’on attend de nous.

Lorsque nous sommes dans une relation, en particulier une relation définie par un engagement élevé (mariage, cohabitation), on s’attend à ce que cela continue. Le monde ne regarde peut-être pas, mais la famille, les amis et les enfants des gens le sont ; nos plans initiaux pourraient ne pas inclure de gagner l’or, mais ils pourraient très bien être de rester dans une relation spécifique sur le long terme.

Mais que se passe-t-il si, tout comme Biles savait qu’elle ne devrait pas rivaliser, nous savions, profondément et profondément, que notre relation ne fonctionne pas ? On peut partir aussi ?

Leçon 1 : Soyez courageux dans vos décisions relationnelles.

Il a fallu du courage à Biles pour s’arrêter à mi-compétition. Il faut aussi du courage pour quitter une relation insatisfaisante.

Les relations insatisfaisantes ont une chose pour elles : elles sont connues. Nous connaissons nos conflits ou nos déceptions ; nous savons quand nos besoins seront et ne seront pas satisfaits ; nous connaissons la solitude et avons trouvé des moyens de vivre avec.

Pour de nombreuses personnes, en particulier les personnes très anxieuses de l’attachement, la stabilité d’une relation, même insatisfaisante, peut sembler plus sûre qu’un avenir très incertain en dehors de cette relation. Les preuves soutiennent l’idée que les personnes anxieuses qui ont peur d’être seules, ce qui est lié à la peur du changement, sont plus susceptibles de rester dans des relations insatisfaisantes (George, Hart et Rholes, 2020). En d’autres termes, la peur guide souvent notre manque de libre arbitre pour sortir d’une relation médiocre.

Leçon 2 : Ne laissez pas les coûts irrécupérables définir votre avenir.

Biles a tellement investi pour se préparer aux Jeux olympiques. En consacrant son temps et son énergie à la gymnastique, elle a nécessairement sacrifié tout ce qu’elle aurait autrement fait de sa vie.

De même, les gens investissent beaucoup dans leurs relations. Ils consacrent des années de leur vie à développer un partenariat spécifique ; ils lient souvent leur argent et leurs biens à une autre personne ; ils révèlent des histoires personnelles et tissent des partenaires dans leurs mondes sociaux existants. N’ayant qu’une vie à vivre, les personnes fortement investies dans leurs relations insatisfaisantes pourraient avoir l’impression que les coûts sont trop élevés (elles perdraient tellement) si elles partaient.

Conformément à cette idée, la stabilité relationnelle n’est pas un résultat direct de la satisfaction relationnelle (Rusbult et al., 1980). Que nous restions ou que nous quittions une relation dépend également de combien nous avons investi dans nos relations et de la façon dont nous évaluons les autres options que nous pourrions avoir (par exemple, des partenaires alternatifs, être célibataire). Les personnes très investies dans leurs relations peuvent rester, même si elles ne sont pas satisfaites.

De même, plus les gens perçoivent qu’ils ont donné à une relation, plus ils sont prêts à s’appuyer et à investir davantage, même lorsqu’il ne s’agit pas d’une relation heureuse ou satisfaisante (Rego et al., 2018). Avec les investissements futurs non écrits et passés impossibles à récupérer, plutôt que de se concentrer sur les coûts irrécupérables, les gens feraient peut-être mieux de suivre l’exemple de Biles et de s’éloigner.

Leçon 3 : Résister à l’inertie.

Biles a senti la forte attraction vers la compétition; pourtant, elle a changé la direction de la journée d’une manière que beaucoup d’entre nous n’auraient pas fait. Pour les relations également, « garder le cap » est généralement plus facile que de changer de cap.

Recherche sur le effet d’inertie montre que les personnes vivant dans des relations de cohabitation « glissent » souvent dans le mariage, plutôt que de « décider » de se marier, un manque d’intentionnalité qui est lié à une plus grande chance de malheur et de divorce sur la route (Stanley et al., 2006). En d’autres termes, la relation n’est pas la plus adaptée, mais les gens s’y tiennent parce que cela se produit déjà. L’élan d’emménager ensemble peut se développer avec le temps : les gens intègrent leur vie, achètent des meubles et adoptent des animaux de compagnie. Les investissements ne cessent d’augmenter. La cohabitation conduit parfois à un engagement formel de mariage lorsque, si les couples n’avaient pas vécu ensemble, ils auraient pu rompre.

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Et après?

Biles, comme le reste d’entre nous, ne peut pas savoir avec certitude ce que l’avenir nous réserve. Nous savons qu’elle aurait pu concourir : elle aurait risqué des blessures graves, mais c’est ce que les athlètes ont fait dans le passé sur la scène mondiale (vous vous souvenez de Kerri Strug ?). Au lieu de cela, Biles a donné la priorité à son bien-être, s’est fait confiance et a montré de l’espoir pour l’avenir. L’avenir est toujours brillant pour Biles à cause de sa décision.

De même, dans des relations médiocres, nous savons que nous pouvons rester et endurer. Mais que se passe-t-il si nous accordons la priorité à notre bien-être, nous faisons confiance et espérons un avenir meilleur ?