Cerveaux risqués – La structure du cerveau favorise le tabagisme, la boisson et le sexe

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Notre survie nécessite d’équilibrer le risque et la récompense, mais certaines personnes prennent des risques avec abandon tandis que d’autres se recroquevillent. Pourquoi? Considérez la grimpeuse d’élite, Emily Harrington, qui est devenue la première femme à gravir librement la route extrêmement dangereuse et extrêmement dangereuse, Golden Gate, sur El Capitan en un jour, triomphant seulement un an après avoir subi une chute presque fatale sur le même itinéraire. Selon de nouvelles recherches, le cerveau des preneurs de risques est anatomiquement différent. Cela soulève la question intrigante de savoir si l’anatomie cérébrale risquée est sculptée par des casse-cou engagés dans des affaires risquées, ou plutôt, le destin d’un preneur de risque est déterminé à la naissance par la génétique. Cette nouvelle étude, publiée cette semaine dans Comportement humain de la nature offre des réponses à ces deux questions, donnant un aperçu possible non seulement des amateurs de sensations fortes comme Harrington, mais également de l’esprit des personnes qui prennent des risques plus courants, comme la toxicomanie et la promiscuité sexuelle.

Le lien entre la prise de risque et la structure du cerveau a suscité un intérêt expérimental auparavant, mais les études à ce jour ont été relativement petites, ce qui rend les observations moins concluantes. Cette nouvelle étude a été rendue possible grâce à une énorme base de données publique d’images IRM de personnes rassemblées avec des informations médicales personnelles. Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Gideon Nave de l’Université de Pennsylvanie, a analysé les scintigraphies cérébrales de 12675 personnes au Royaume-Uni en association avec leur propension à adopter quatre comportements à risque: boire de l’alcool, fumer, excès de vitesse et promiscuité sexuelle. La population qui répondait à ces critères était également plus susceptible de consommer du cannabis, de travailler à son compte, d’avoir tenté de se suicider, d’adopter un comportement antisocial, d’être extravertie et d’avoir eu sa première expérience sexuelle à un âge plus précoce. Les chercheurs ont pris soin d’éliminer d’autres facteurs connus pour être associés à l’anatomie du cerveau, notamment l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, le QI, la sensibilité, la taille du corps et d’autres facteurs de confusion possibles. L’écran a montré que le cerveau des personnes qui répondaient à ces critères de prise de risque avait un plus petit volume de tissu dans plusieurs régions cérébrales spécifiques. Celles-ci comprenaient l’amygdale, importante dans la détection des émotions et des menaces, l’hypothalamus impliqué dans la réponse “ combat ou fuite ”, les régions du cortex préfrontal, importantes dans la prise de décision à un niveau supérieur, la régulation émotionnelle et le contrôle des impulsions. Toutes ces régions étaient plus petites que la moyenne et, fait intéressant, l’étude n’a trouvé aucune région du cerveau chez les preneurs de risque qui était plus grande que la moyenne.

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Peu de temps après que les chercheurs ont terminé leur analyse en février 2020, la base de données a publié des informations provenant de nombreux autres participants, ce qui a donné aux chercheurs l’occasion de reproduire leurs résultats avec un ensemble indépendant de données provenant de 13 005 personnes. Leurs principales découvertes se sont effectivement répliquées.

La maxime en architecture selon laquelle «la forme suit la fonction» s’applique également à la biologie. En effet, lorsque les chercheurs ont analysé une autre grande base de données publique sur l’IRM fonctionnelle, qui surveille les modèles d’activité fonctionnelle dans le cerveau, les chercheurs ont constaté que dans un groupe de 4717 participants classés comme adoptant des comportements à risque, la fonction cérébrale différait de la moyenne chez certains des mêmes régions anatomiques plus petites que la moyenne dans le cerveau du preneur de risque (amygdale et cortex préfrontal).

Sachant que le cerveau, le comportement et la biologie en général sont déterminés à la fois par nos gènes et nos expériences uniques, la question se pose de savoir si ces différences cérébrales qui sont en corrélation avec la prise de risque sont causées par la participation à des activités à risque, ou sont plutôt les résultat de facteurs génétiques. Les chercheurs ont pu résoudre ce problème en analysant les données d’une autre grande base de données accessible au public d’informations génétiques provenant d’un échantillon indépendant de 297 025 participants. Ils ont constaté que les scores de risque génétique dérivés de collections de gènes associés à un comportement à risque étaient associés à la réduction du volume cérébral dans le cortex préfrontal et l’hypothalamus. L’étude conclut que les caractéristiques neuroanatomiques du cerveau des preneurs de risques sont en grande partie héréditaires.

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Le lien génétique n’exclut pas qu’il y ait aussi des apports d’expérience dans la promotion de la prise de risque ou dans la contribution aux différences neuroanatomiques, mais il indique qu’il existe une propension génétique à la prise de risque.

Cette constatation soulève des questions intéressantes à méditer. Faudrait-il utiliser des scintigraphies cérébrales pour séparer les audacieux des humbles afin de sélectionner des personnes prédisposées à exceller dans des professions à risque, comme l’armée ou la police? Sinon, l’imagerie cérébrale et l’analyse génétique pourraient-elles être utilisées pour identifier les forces et les faiblesses spécifiques des individus à un très jeune âge pour permettre des interventions qui modéreraient ou capitaliseraient sur les forces et les faiblesses perçues dans le cerveau d’une personne? Enfin, comment la société devrait-elle prendre en compte la culpabilité dans un comportement antisocial associé à la prise de risque s’il existe des fondements biologiques pour les comportements que d’autres dans la société peuvent ne pas avoir?

Essayez peut-être d’apporter cet article scientifique avec vous comme preuve au tribunal de la circulation! Bonne chance avec ça!