Comment l’autodétermination peut augmenter la satisfaction au travail

S’installer dans un emploi qui paie les factures peut offrir une sécurité mais peut ne pas vous procurer un sentiment de satisfaction durable. Bien que la rémunération et les heures de travail soient importantes, nous négligeons souvent les besoins psychologiques clés qui influencent la satisfaction au travail et ont un impact sur notre productivité et notre engagement au travail. Lorsque nous nous concentrons sur l’obtention de récompenses professionnelles externes (p. ex., salaire, calendrier, évaluations), nous minons parfois l’importance de la motivation auto-générée. Lorsqu’un chèque devient la seule chose qui vous réveille le matin, la motivation et la productivité peuvent rapidement décliner et être remplacées par la culpabilité, la honte et l’anxiété entourant le lieu de travail.

De nombreuses personnes sont aux prises avec une faible motivation mais se reprochent le manque d’énergie qu’elles apportent au travail. Trop souvent, nous intériorisons ces émotions et ressentons un sentiment d’insuffisance et d’échec. En fait, beaucoup de mes patients considèrent un manque d’énergie au travail comme une mauvaise autorégulation comportementale de leur part ou même de la paresse. En réalité, les mécanismes neuropsychologiques de la motivation sont beaucoup plus complexes.

L’autodétermination comme outil pour augmenter la motivation

La recherche suggère que les besoins psychologiques sont au cœur de la motivation et que si ces besoins ne sont pas satisfaits, notre santé mentale et notre bien-être peuvent en souffrir. Mais il existe un moyen d’augmenter la motivation et d’augmenter notre productivité au travail. Selon la théorie de l’autodétermination (SDT), afin d’atteindre une motivation optimale, nos conditions de travail doivent satisfaire trois besoins fondamentaux :

  1. Compétence : Utilisez-vous bien vos compétences et vos connaissances au travail ? Êtes-vous à la recherche de défis? Y a-t-il une opportunité de croissance?
  2. Autonomie : Avez-vous la liberté de travailler d’une manière qui vous convient ? Votre travail vous offre-t-il une structure qui favorise l’autonomie ?
  3. Liens : À quel point êtes-vous connecté aux personnes avec lesquelles vous interagissez ? Y a-t-il des échanges significatifs entre collègues ou avec les clients ?
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Compte tenu du nombre d’heures que nous passons au travail, nous pouvons bénéficier d’une approche d’autodétermination pour augmenter notre motivation et établir des habitudes quotidiennes qui nous aident à obtenir une plus grande satisfaction de notre travail.

Premièrement, il est important de considérer dans quelle mesure nos conditions de travail soutiennent notre croissance personnelle dans les trois catégories SDT. Deuxièmement, nous devons identifier des moyens d’atteindre une plus grande compétence, autonomie et relation au travail. Acquérir de nouvelles compétences ou se mêler à des collègues peut sembler trop éloigné de votre zone de confort ou peut simplement nécessiter plus d’énergie que ce que vous avez pu rassembler. Parfois, les tâches semblent simplement difficiles ou ingrates. Il ne fait aucun doute que le démarrage est l’étape la plus difficile lors de la mise en œuvre du changement. Tomber dans un schéma passif a des effets négatifs qui alimentent le doute de soi et peuvent vous faire vous sentir coincé. Les gens autour de vous peuvent remarquer un manque de productivité et réagir avec inquiétude ou désapprobation. Le résultat d’une inaction prolongée, le plus souvent, est que notre estime de soi en souffre et nous nous demandons si le changement est possible pour nous. Après un certain temps, nous pourrions croire que nous sommes vraiment incapables et improductifs. Il est important que vous ne vous fassiez pas honte à l’action et à l’autodiscipline. Concentrez-vous plutôt sur la récompense. J’exhorte mes patients à reconnaître la tension intérieure dès le début et à prendre des mesures douces mais significatives.

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Comment utiliser SDT au travail

Se concentrer sur les trois besoins SDT n’augmente pas seulement la motivation, mais peut également renforcer la confiance en soi. Un début utile consiste simplement à imaginer les avantages de se sentir plus énergique, positif et productif au travail.

  1. Qu’est-ce que cela vous ferait de vous réveiller le matin en sachant que vous avez la ferme intention d’apporter des contributions valables et importantes au travail ? Que votre temps et vos efforts sont appréciés et font partie d’un projet plus significatif que de simplement frapper votre ticket de 9 à 5 ?
  2. Ensuite, identifiez un changement simple qui vous permettrait d’exprimer une plus grande compétence et autonomie au travail. Quelles sont les opportunités de se connecter avec d’autres personnes et de construire un réseau ? Cela peut être aussi structuré qu’un événement de formation en entreprise ou aussi simple que de demander à un collègue de se rencontrer pendant le déjeuner.
  3. Enfin, informez les autres des changements que vous envisagez et discutez d’idées spécifiques. Cette dernière étape génère du soutien et vous aide à rester responsable des changements qui vous permettront de grandir.

Une fois que vous aurez acquis une plus grande autodétermination au travail, cela servira de boucle de rétroaction positive, ce qui signifie que l’expérience vous motivera à générer plus de changement à l’avenir.

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