Comment les gens comprennent mal la pleine conscience | La psychologie aujourd’hui

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La pleine conscience est un état d’esprit qui peut aider les gens à s’engager plus efficacement dans la vie. Cependant, certaines personnes semblent croire que la pleine conscience n’est qu’une question de soulagement du stress. C’est potentiellement un problème car lorsque les gens concentrent leur pratique de la pleine conscience sur la réduction ou l’évitement du stress à court terme, ils peuvent échouer à adopter des comportements qui les aident plus efficacement à s’engager dans la vie et à gérer leurs facteurs de stress sur le long terme.

La pleine conscience est souvent considérée comme une forme de conscience qui permet aux gens de prendre conscience du contenu de leur esprit et d’accepter ce contenu sans porter de jugement. Cette ouverture psychologique permet aux personnes de réagir de manière moins impulsive aux situations, d’agir au lieu de réagir et de se conduire d’une manière qui les aide mieux à affronter les défis de la vie.

Cependant, des recherches récentes suggèrent que parfois les gens comprennent mal ce qu’est la pleine conscience et s’orientent vers leur pratique de la pleine conscience d’une manière qui peut réduire leur tendance à réfléchir sur leurs expériences, compromettant ainsi leur capacité à gérer efficacement les facteurs de stress auxquels ils sont confrontés.

Comme suggéré ci-dessus, la pleine conscience a deux composants principaux – un sensibilisation composante qui implique de prêter attention au contenu de la conscience. Un acceptation Le composant implique d’être ouvert à tout ce qui vient à l’esprit, que ce soit agréable ou désagréable.

Supposons que ces deux composants fonctionnent ensemble efficacement. Dans ce cas, la conscience et l’acceptation devraient être fortement associées l’une à l’autre, et les deux composantes devraient démontrer des associations positives avec la tendance des gens à s’engager avec les aléas de la vie. Mais les recherches que mes collègues et moi avons menées récemment montrent que ce n’est pas toujours le cas. Parfois, les gens pratiquent la pleine conscience de sorte que les deux composants ne soient pas liés ou même en désaccord l’un avec l’autre.

Tout d’abord, nous avons mené une méta-analyse, qui est un processus qui combine statistiquement plusieurs études sur un sujet. Notre méta-analyse s’est concentrée sur une mesure commune de la pleine conscience pour voir si les composants de sensibilisation et d’acceptation seraient liés les uns aux autres dans trois échantillons différents : un échantillon expert, un échantillon clinique et un échantillon de personnes ordinaires. Nous avons constaté que les deux composants étaient positivement associés l’un à l’autre dans les deux premiers échantillons. Pourtant, parmi les gens ordinaires, ils n’étaient pas positivement associés. Ils étaient parfois négativement associés.

Cela signifie qu’une plus grande sensibilisation est parfois associée à une moins grande acceptation chez les personnes ayant peu de formation ou de pratique de la pleine conscience. C’est problématique car ne pas accepter le contenu de la conscience n’est pas une recette pour un engagement efficace avec les défis de la vie. Comme je l’ai noté dans un article précédent, une prise de conscience sans acceptation peut entraîner des problèmes.

Deuxièmement, en utilisant différents échantillons de la population générale, nous avons examiné la relation entre les deux composantes de la pleine conscience et certains résultats représentant l’engagement et le désengagement. Plus précisément, nous avons examiné les résultats du raisonnement sage, de la réévaluation cognitive et de la suppression.

Un raisonnement sage implique de s’adapter à des situations difficiles en prenant le point de vue des autres, en cherchant des compromis et en tenant compte de divers points de vue. La réévaluation cognitive consiste à recadrer des situations pour modifier leur sens ou leur contenu émotionnel. Un raisonnement sage et une réévaluation cognitive impliquent tous deux un engagement actif dans des situations. La suppression reflète disengagement et implique l’inhibition de l’expression émotionnelle.

Bien que les résultats ne soient pas sans ambiguïté, nous avons constaté que la composante de conscience de la pleine conscience était positivement associée à un raisonnement sage et à une réévaluation cognitive. Pourtant, la composante d’acceptation était négativement associée à ces résultats. De plus, la composante d’acceptation était positivement associée à la suppression. Ces résultats, encore une fois, montrent que parfois la sensibilisation et l’acceptation peuvent aller à contre-courant et suggèrent que parfois les gens interprètent l’acceptation, ou « ne pas réagir » à leurs expériences, comme simplement nier ou cacher leur impact.

Parfois, les gens comprennent mal la composante d’acceptation de la pleine conscience comme impliquant l’évitement des problèmes difficiles au lieu de la concevoir comme une ouverture à l’expérience qui peut favoriser davantage, pas moins, l’engagement dans la vie.

Ces résultats nous montrent deux choses. Premièrement, lorsque les gens s’engagent dans la pleine conscience sans beaucoup d’instructions, de connaissances ou de pratique, ils peuvent échouer à mettre en œuvre les deux composants d’une manière fidèle au concept de pleine conscience. Deuxièmement, en pratiquant la pleine conscience de manière inappropriée, les gens peuvent saper leur capacité à relever les défis de la vie au lieu de les promouvoir.

Lectures essentielles de pleine conscience

La pleine conscience est destinée à nous aider à participer pleinement à la vie. Certes, la réduction du stress et d’autres résultats souhaitables tels que la relaxation peuvent être associés à la pleine conscience, mais ceux-ci représentent les résultats de la pleine conscience, et non le processus de la pleine conscience lui-même. Pratiquer la pleine conscience avec succès implique d’accepter le contenu de la conscience pour considérer nos pensées, nos émotions et nos circonstances afin que nous puissions nous conduire plus efficacement.

Mais cette ouverture n’est pas l’objectif final de la pleine conscience. Ce n’est qu’un tremplin – une étape sur la voie d’un engagement actif dans la vie. Ceux qui assimilent la pleine conscience au soulagement du stress comprennent mal le concept et sapent potentiellement les avantages à long terme que la pleine conscience peut apporter.