Comprendre les traumatismes de l’enfance

Lorsque nous pensons à un traumatisme, la plupart d’entre nous imaginons des souffrances et des douleurs sans fin provoquées par des événements tels qu’une guerre violente, le fait de devenir un réfugié ou la mort violente d’un être cher. Cependant, un traumatisme peut être causé par des événements qui ont apparemment un impact beaucoup plus faible, comme un divorce parental litigieux, le fait d’être témoin de la toxicomanie d’un être cher ou d’être constamment victime d’intimidation. Il peut prendre toutes les formes et toutes les tailles et peut avoir un impact sur un spectre d’intensité basé sur l’état d’esprit, les capacités d’adaptation, la résilience, le courage et la personnalité.

  Image de Darya Sannikova via Pexels

Source : Image de Darya Sannikova via Pexels

Les souvenirs traumatisants – ceux qui vont à l’encontre de notre compréhension du monde et de notre place dans celui-ci – peuvent être déclenchés presque à tout moment. Ces souvenirs peuvent alors avoir un impact profond sur nos pensées, nos comportements, nos actions et notre bien-être général.

Cela peut être particulièrement pénible pour les enfants et les adolescents qui se développent encore sur le plan cognitif, émotionnel, social et moral. Les jeunes n’ont pas eu l’occasion de comprendre pleinement leurs émotions, de renforcer leur résilience ou de développer des stratégies d’adaptation saines. Cela conduit à un besoin accru de conseils et de soutien de la part d’adultes de confiance qui connaissent bien les soins tenant compte des traumatismes.

L’impact des traumatismes infantiles

Les traumatismes aigus, chroniques ou complexes peuvent être subis directement ou indirectement et peuvent avoir un impact sur un certain nombre de domaines chez les enfants et les adolescents, notamment :

  • Cognitions : Traitement, rétention, établissement de liens, fonctionnement exécutif.
  • Comportements: Adaptation inadaptée, difficulté à gérer les grandes émotions, manque d’empathie.
  • Santé physiologique : Sommeil, alimentation, habitudes quotidiennes de bien-être, symptômes médicaux et somatiques.
  • Santé socio-émotionnelle : Retrait social, faible estime de soi et sentiment de soi, difficulté à critiquer.
  • Cerveau: Réactivité excessive de l’amygdale, cortex préfrontal plus petit, hyperexcitation.
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Des études récentes ont permis de mieux comprendre l’impact des traumatismes de l’enfance sur la structure et le fonctionnement du cerveau encore en développement. Le Child Welfare Information Gateway, un service du département américain de la Santé et des Services sociaux, a découvert que des changements chimiques et structurels se produisent dans le cerveau lorsqu’un enfant est exposé à des traumatismes et à des expériences négatives. Le National Center for Child Traumatic Stress explique en outre qu’une exposition constante à un traumatisme ou à des expériences qui déclenchent la réaction traumatique pourrait piéger le cerveau dans un état d’éveil constant, entraînant une incapacité à s’autoréguler, à traiter et à réagir efficacement. .

Indicateurs de traumatisme infantile

Les jeunes qui ont été exposés à des traumatismes présentent souvent des signes indiquant qu’ils ont besoin de soutien. Ces indicateurs pourraient inclure :

  • Indices émotionnelscomme l’anxiété, l’irritabilité, les sautes d’humeur, l’hypervigilance, l’engourdissement émotionnel, la honte ou la culpabilité.
  • Indices comportementauxcomme des difficultés avec l’autorité ou la critique, l’attachement, l’évitement, les explosions ou le retrait.
  • Indices physiquescomme la fatigue, l’énervement, l’hyper ou l’hypoactivité ou les symptômes somatiques.

Il convient de noter que ces indicateurs ne sont pas exhaustifs et pourraient être liés à d’autres facteurs tels que les troubles d’apprentissage, les normes culturelles ou la personnalité. Par conséquent, les soutiens tenant compte des traumatismes doivent faire preuve de prudence et de détermination dans la compréhension de l’étendue et du niveau de traumatisme chez un jeune dont ils ont la charge.

L’ampleur du traumatisme peut être considérable pour les enfants et les adolescents. Cependant, il peut être surmonté. La première étape est l’éducation. Avec une solide compréhension du traumatisme, de son impact et des indicateurs à rechercher, le chemin pour aider un jeune à triompher du traumatisme a commencé.

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