La parentalité consciente apporte un foyer paisible

Vous voulez élever des enfants coopératifs, des enfants qui veulent aider sans menaces ? Vous voulez élever des enfants heureux et confiants ?

Aujourd’hui, la culture américaine est celle de la déconnexion à plusieurs niveaux. La perturbation de la connexion relationnelle due au manque de présence parentale est aggravée par le comportement des parents qui ne modélise pas ce que les parents attendent des enfants. C’est-à-dire que les parents ordonnent, menacent, punissent les enfants—ils utilisent la coercition et les jeux de pouvoir—tout en s’attendant à ce que les enfants agissent avec respect et coopération. Il est difficile d’élever de « bons » enfants lorsque les parents modèlent un « mauvais » comportement.

Dans son livre Élever de bons humains : un guide attentif pour briser le cycle de la parentalité réactive et élever des enfants gentils et confiants, Hunter Clarke-Fields offre un moyen de changer ces comportements et d’apprendre à démontrer en pleine conscience le comportement respectueux attendu de votre enfant. Au lieu d’être réactif, vous apprenez des moyens de répondre calmement à vos besoins et à ceux de votre enfant. Clarke-Fields appelle cela une parentalité consciente–

Qu’est-ce que la pleine conscience ? Clarke-Fields utilise la définition de Jon Kabat-Zinn : la pleine conscience est « la conscience qui surgit en prêtant attention à dessein, dans le moment présent et sans porter de jugement » (Kabat-Zinn, 2018, p. xxxiv).

Qu’est-ce que la parentalité consciente ? Cela signifie être présent émotionnellement, calme, authentique et libre, prêt à grandir et à apprendre des défis parentaux. Les parents conscients sont compatissants envers eux-mêmes, se libèrent du stress toxique et des histoires limitantes pour laisser transparaître leur nature authentique. Ils embrassent l’imperfection, privilégient l’empathie à l’obéissance, la sagesse à la réactivité.

La première partie du livre se concentre sur les pratiques d’autoguérison des parents. L’un des aspects clés de l’auto-apaisement est de passer plus de temps dans une non-réactivité consciente, ce qui peut avoir pour effet de diminuer les déclencheurs de réponse au stress. Rappelez-vous que lorsque la réponse au stress est activée, le flux sanguin passe d’une réflexion d’ordre supérieur à une mobilisation pour l’action musculaire (Arnsten, 2009). On ne pense tout simplement pas aussi bien.

D’un autre côté, plus on est attentif – une présence qui ne porte pas de jugement – plus le cerveau s’exerce à maintenir le calme. Cela réduit également la défensive et le blâme des autres pour ses sentiments, essentiels pour la parentalité et la vie quotidienne.

Être présent en pleine conscience facilite la reconnaissance et l’expression de vos sentiments (par exemple, grincheux, agacé) avant qu’ils ne dégénèrent et que vous ne perdiez votre sang-froid de manière incontrôlable. La pleine conscience augmente également la probabilité que vous reconnaissiez les sentiments de votre enfant et que vous n’essayiez pas de les corriger de manière réactive. Vous écouterez et reconnaîtrez, ce qui est plus susceptible de conduire à une conformité coopérative.

L’un des nombreux exercices pour développer votre répertoire parental conscient est le « créez votre plan sans crier » (Clarke-Fields, 2019, pp. 48-50). Faites une liste de choix que vous pourrez consulter (jusqu’à ce qu’ils deviennent automatiques) lorsqu’une situation difficile se présente. Voici quelques-unes de ses suggestions :

  • Créez ou adoptez un mantra (par exemple, « C’est ce que c’est », « Détendez-vous, relâchez, souriez », « Ça va passer, respirez »).
  • Soupir cinq ou six fois.
  • Chuchotez au lieu de crier (car il est difficile de parler ou de rester en colère).
  • Utilisez une voix ou un personnage amusant.
  • Sortez ou attendez.

Un foyer paisible est un foyer où les parents attentifs écoutent et répondent aux besoins des enfants. Cela contraste avec la parentalité inconsciente, où les parents expriment leurs réactions de stress face aux besoins des enfants (par exemple, en ordonnant : « Arrête ça ! » en rejetant : « Ne sois pas un si gros bébé ; » en menaçant : , je vais te donner de quoi pleurer ! »).

Le livre met l’accent sur des techniques qui s’alignent sur la communication non violente (Rosenberg, 2003) et sur le livre de Kate Silverton, Il n’y a rien de tel que méchant. Ces techniques incluent l’observation sans jugement des actions qui affectent votre bien-être et la prise de conscience des sentiments que vous ressentez en réaction à vos observations ; discernez les besoins que votre enfant exprime à travers ses sentiments et ses actions ; reconnaître leurs sentiments et leurs besoins grâce à une écoute réflexive qui exprime l’empathie et la compréhension ; réfléchissez ensemble aux moyens de coordonner vos besoins et ceux de votre enfant. En cas de besoin (par exemple, prendre un bain), demandez des actions concrètes comme si vous en parliez à un ami, ou fixez des limites avec humour (par exemple, « S’il vous plaît, ne vous baignez pas. Ne le faites pas ! Vous savez que je déteste quand vous  » es propre ! Ew, tu utilises du savon ! « , Clarke-Fields, 2019, p. 121).

Le livre contient de nombreuses suggestions utiles pour les adolescents et les adultes, qu’ils soient parents ou non. Bien que les exemples concernent le plus souvent les parents liés aux enfants, la sagesse peut également être appliquée dans les relations entre adultes. Rester attentif, quelle que soit la personne à laquelle nous sommes confrontés, peut être un baume pour améliorer les relations de voisinage avec la communauté.