Les couples sont-ils plus susceptibles de se séparer le jour de la Saint-Valentin ?

De nombreux couples attendent avec impatience la Saint-Valentin, achètent des cadeaux et font des réservations dans des restaurants chics ou des hotspots, anticipant la commémoration de la célébration avec des moments Instagramables. D’autres couples craignent que leur dîner de la Saint-Valentin ne soit leur dernier. Pour les relations sur les rochers, les vacances romantiques peuvent être l’occasion, non pas de dîners coûteux, mais d’une dissolution rapide. Mais les couples sur un terrain fragile doivent-ils vraiment s’inquiéter qu’une journée célébrant la romance ruine la leur ? La recherche a des réponses.

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Rappels romantiques

William J. Chopik et al. (2014) ont examiné l’impact de l’évitement de l’attachement sur le fonctionnement de la relation le jour de la Saint-Valentin.[i] Ils commencent par noter que de nombreuses cultures célèbrent des fêtes désignées dédiées à une célébration de l’amour et de l’affection, la Saint-Valentin représentant l’une de ces fêtes originaires de la culture occidentale. Ils reconnaissent qu’un jour férié comme la Saint-Valentin augmenterait en théorie l’expérience de profiter d’une relation amoureuse. En conséquence, ils ont constaté que les rappels relationnels le jour de la Saint-Valentin amélioraient la perception du partenaire sur le fonctionnement de la relation. Mais ils ont également constaté que cette perception était modérée par l’orientation de l’attachement des individus concernés.

Chopik et al. expliquent que les personnes qui évitent beaucoup rapportent un niveau de satisfaction et d’investissement inférieur à celui des personnes qui évitent peu l’attachement – un résultat particulièrement pertinent lorsque l’importance de leurs relations a été soulignée le jour de la Saint-Valentin. Considérer spécifiquement les relations le jour de la Saint-Valentin, par opposition à un autre jour de l’année, n’a donné des niveaux d’investissement et de satisfaction plus élevés que chez les individus qui avaient moins d’évitement d’attachement. Chopik et al. notez que leurs résultats suggèrent que la Saint-Valentin améliore effectivement les relations, mais particulièrement pour les personnes qui pensent à leur partenaire et sont prédisposées à dépendre de leur partenaire amoureux.

Chopik et ses collègues notent qu’en général, les sentiments, les pensées et les comportements qui améliorent les relations améliorent également la perception du partenaire du fonctionnement de la relation. Ils donnent l’exemple de la façon dont les personnes qui expriment constamment de l’admiration et de l’affection pour leur partenaire, et rappellent à leurs partenaires (et à eux-mêmes) ce qu’ils apprécient de la relation, profitent de relations plus heureuses et plus satisfaisantes. Ils notent également que le fait de se rappeler d’avoir un partenaire relationnel de haute qualité est lié à des sentiments de gratitude, ce qui améliore l’expérience de proximité. Les chercheurs suggèrent que la célébration de la Saint-Valentin peut fonctionner comme un rappel annuel pour que les partenaires se souviennent des aspects positifs de leurs relations amoureuses.

Cœurs de conversation ou cœurs brisés

Chopik et ses collègues reconnaissent les preuves montrant que la Saint-Valentin pourrait nuire aux évaluations des relations. D’anciens chercheurs ont découvert que les partenaires dans des relations amoureuses déjà dans un état affaibli étaient presque cinq fois plus susceptibles de rompre dans les deux semaines entourant la Saint-Valentin qu’ils ne l’étaient pendant toute autre semaine de l’année. Mais Chopik n’a pas trouvé de support pour l’idée que le fonctionnement des relations se détériore nécessairement autour de la Saint-Valentin, ce qui a été une explication fournie pour analyser la dissolution relationnelle accrue qui se produit pendant cette période. Au lieu de cela, ils ont constaté qu’en moyenne, la Saint-Valentin améliorait les perceptions du fonctionnement des relations plutôt que de les réduire.

Mais tout le monde n’a pas apprécié ce « coup de pouce ». Les chercheurs notent que les personnes ayant un taux d’évitement élevé n’ont pas connu cette perception accrue de la satisfaction et de l’investissement dans la relation, laissant ouverte la possibilité qu’en effet, la Saint-Valentin puisse être préjudiciable à certaines relations.

Alors que les partenaires prévoient de célébrer la fête avec leurs proches, célébrer les aspects positifs de la relation est une étape vers le maintien de la qualité et de la satisfaction relationnelles.