Maintenez-vous une bonne hygiène mentale ?

De nombreuses personnes qui éprouvent des symptômes d’inquiétude ou de tristesse ont du mal à comprendre la racine de leurs émotions négatives. Lorsque vous ne comprenez pas vos sentiments de dysphorie, de mauvaise humeur et de fatigue, il est peut-être temps de vérifier vos pratiques d’hygiène mentale. L’hygiène mentale décrit les habitudes comportementales dont nous avons besoin pour nous maintenir psychologiquement en forme. En effectuant les bases, nous pouvons améliorer considérablement notre humeur et notre capacité à gérer les facteurs de stress quotidiens.

1. Dormez-vous suffisamment ?

La privation de sommeil peut avoir un effet démesuré sur notre fonctionnement cognitif, physique et psychologique. Lorsque nous ne dormons pas assez, nous avons du mal à nous concentrer, à nous concentrer et à nous souvenir des informations. Nous sommes également plus irritables et émotionnellement dérégulés. Lorsque nous ne dormons pas, notre corps produit plus d’hormones de stress.

Tout cela peut nous amener à percevoir les informations sous un jour plus négatif, ce qui affecte notre capacité à résoudre les problèmes. Cependant, dormir suffisamment est probablement la plus compliquée des pratiques d’hygiène de base. Le sommeil lui-même peut impliquer de maintenir un ensemble de bonnes habitudes, ce qui peut être difficile pour de nombreuses personnes.

2. Avez-vous fait de l’exercice ?

La recherche sur les avantages psychologiques de l’exercice est vaste. L’impact de l’exercice sur le fonctionnement psychologique est équivalent ou supérieur à celui des médicaments psychotropes. L’exercice peut réduire le stress de plusieurs manières, à la fois directement et indirectement.

Premièrement, l’exercice affecte votre physiologie. Lorsque vous faites de l’exercice, vous pouvez initialement produire plus d’hormones de stress, mais votre corps s’adapte rapidement et vous ressentez des niveaux d’hormones de stress plus faibles lorsque vous vous engagez dans une activité physique. Vous produisez également plus de neurotransmetteurs associés à l’humeur, à l’anxiété et aux réponses au stress.

Faire de l’exercice donne aux gens un sentiment d’accomplissement, ce qui améliore le sentiment d’efficacité personnelle, la confiance que l’on ressent dans l’accomplissement d’une tâche. L’exercice peut également vous aider à vous sentir en confiance dans d’autres domaines de votre vie. Faire de l’exercice à l’extérieur est encore mieux parce que vous obtenez votre dose quotidienne de vitamine D, un facteur supplémentaire connu pour influencer la santé mentale.

3. Avez-vous quitté la maison ?

Avec le COVID-19, nous sommes de plus en plus nombreux à adopter des habitudes qui nous gardent à l’intérieur. Nous ne quittons plus la maison pour travailler, aller à l’école ou faire l’épicerie. La vie revenant lentement à la normale, nous sommes tous réticents à retourner à une vie qui comprend la circulation, les longues files d’attente pour les caisses ou les décrochages scolaires compliqués. Cependant, cela ne signifie pas que vous devez être confiné à l’intérieur.

L’exposition au soleil est une condition préalable bien établie pour maintenir une humeur positive. Les personnes qui vivent dans des endroits moins exposés au soleil ont des taux plus élevés de dépression et de suicide. La lumière du soleil stimule également la production de vitamine D. Nous sommes aussi généralement de meilleurs « respirateurs » lorsque nous sommes à l’extérieur. C’est-à-dire que nous sommes plus susceptibles de prendre de longues et lentes respirations, ce qui nous aide à nous détendre.

4. Avez-vous eu une interaction positive en face à face aujourd’hui avec quelqu’un en dehors de votre foyer immédiat ?

Les humains sont des créatures sociales. Nous devons être entourés d’autres personnes. Les personnes qui appartiennent à des communautés dotées de solides réseaux de soutien social sont protégées contre le développement d’une gamme de troubles psychologiques. À l’inverse, les personnes seules risquent de développer une dépression et une anxiété, ainsi que d’autres types de maladies physiques.

La technologie a réduit le temps que nous passons dans les interactions en face à face. Sheryl Turkle, professeur de science et de technologie au MIT, soutient que notre dépendance croissante à l’égard de la technologie pour répondre à nos besoins sociaux nous a paradoxalement rendus plus éloignés les uns des autres. Nous sommes moins susceptibles d’avoir des conversations car elles ont été remplacées par des SMS et des likes sur Instagram.

COVID a exacerbé cette tendance, car nous avons moins d’occasions de participer aux interactions sociales qui surviennent de manière organique. Les conversations amicales avec des étrangers nous forcent à sortir de notre zone de confort. Nous pouvons être plus susceptibles de « faire semblant d’être positifs », ce qui peut nous amener à ressentir des sentiments réellement positifs.

Vlada Karpovich/Pexels

Source : Vlada Karpovich/Pexels

5. Combien de temps avez-vous passé sur les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux créent une dépendance et ont les mêmes effets sur notre psychologie que les autres comportements addictifs. Bien qu’il soit inoffensif avec modération, il a une série d’effets négatifs lorsque les gens commencent à compter sur lui pour se sentir mieux ou pour se détendre. Pour les femmes en particulier, les médias sociaux augmentent les possibilités d’auto-comparaison, ce qui peut conduire à une insatisfaction dans la vie.

Il est facile de trouver sur les réseaux sociaux des exemples de personnes dont la vie peut sembler plus glamour ou excitante. De plus, les gens s’engagent souvent passivement dans les médias sociaux. Contrairement à regarder un film ou à lire un livre, les médias sociaux ne nous font pas penser ou ressentir des pensées ou des émotions complexes. C’est l’attrait de plateformes comme Facebook, Tik Tok et Instagram.

Lorsque nous sommes déjà anxieux ou fatigués, nous voulons éteindre notre cerveau. Ce type de comportement d’évitement est malsain car il nous empêche d’adopter des comportements d’adaptation plus efficaces. Il existe également de plus en plus de preuves que les médias sociaux peuvent être toxiques, car ils aggravent les divisions et font appel à notre tendance cognitive à trop simplifier. Ce type de simplification excessive amplifie les erreurs cognitives qui nous rendent sujettes à la dépression, telles que la pensée tout ou rien ou le catastrophisme. Si vous ne savez pas où chercher pour trouver la source de vos sentiments négatifs, il y a de fortes chances que les réseaux sociaux en soient la cause.

Cette liste de contrôle n’est pas censée être exhaustive. Cependant, cela peut être un bon début pour établir des habitudes saines, ce qui peut vous rendre plus résistant aux frondes et aux flèches de la vie.