Pourquoi les victimes de violence domestique retournent-elles à des agresseurs ?

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les femmes dans des relations abusives ne « s’en vont pas ». En fait, même les femmes qui ont les moyens financiers de se séparer ne le font souvent pas. Les raisons sont compliquées. Il y a les enfants, les animaux domestiques, les biens, les obligations financières et de coparentalité, parmi de nombreuses autres considérations. Et quand les victimes partent, elles reviennent souvent. Pourquoi?

Image parJosé Antonio Alba de Pixabay

Source : Image de Jose Antonio Alba de Pixabay

Retour à un agresseur

De nombreuses victimes retournent à des relations abusives parce qu’elles sont motivées par les nécessités fondamentales de la vie. Ils ne sont pas en sécurité financièrement, n’ont nulle part où aller et ne veulent pas vivre dans un refuge. Il est surréaliste de voir une femme au visage enflé et aux yeux au beurre noir décrire le confort d’un foyer (abusif), pourtant je l’ai observé plusieurs fois au cours de poursuites pour violence domestique. D’autres victimes reviennent parce que leurs enfants, leurs animaux domestiques ou le cercle social qu’ils partagent avec l’agresseur leur manquent.

De nombreuses femmes vivent en fait seules pendant un certain temps pendant que leurs blessures guérissent, pour ensuite manquer la routine de la vie familiale, même avec les abus. Ils peuvent compartimenter la violence comme une seule facette de la relation et décider de revenir. La recherche explique la dynamique derrière ces décisions difficiles.

Pourquoi les victimes reviennent

Quitter un agresseur est une décision très importante dans la vie d’une victime de violence domestique, en particulier lorsqu’elle décide de quitter une relation de plusieurs années, souvent avec des enfants et une famille élargie. Ayant courageusement pris la décision de partir, la question de son retour dépend souvent du soutien des autres.

A lire aussi  Qu'est-ce qui a été perdu ?

De nombreuses victimes retournent chez les agresseurs en raison de la manière négative dont ils sont traités. Niwako Yamawaki et al. (2012) ont examiné les perceptions que les autres personnes ont des victimes de violence domestique,[i] trouver les participants plus susceptibles de blâmer une victime qui est retournée à son agresseur qu’une victime sur laquelle ils n’avaient pas cette information Les victimes qui subissent une victimisation secondaire en raison d’attitudes et de traitements négatifs sont également plus susceptibles de se blâmer elles-mêmes, ce qui rend le rétablissement plus difficile et augmente les chances de récidiver.

Yamawaki et al. expliquez que même lorsque les femmes sont motivées à partir, de nombreux facteurs compliquent cette décision, rendant plus probable un retour vers l’agresseur. Ils citent des recherches antérieures identifiant une raison de retour comme la perception que bien que la relation soit abusive, ses récompenses l’emportent sur les coûts de la séparation. Ils notent que d’autres recherches ont déterminé qu’une femme est susceptible de renouer avec une relation abusive lorsqu’elle est au chômage, a un revenu familial combiné élevé ou a une perception négative d’elle-même. D’autres raisons qu’ils citent pour retourner auprès d’un agresseur comprennent une assistance inadéquate des systèmes de soutien formels ou des forces de l’ordre, la garde des enfants et des problèmes juridiques, ainsi que des facteurs humains tels que la difficulté à rompre le lien émotionnel avec l’agresseur ou à perturber les réseaux sociaux.

Habilité à prendre un nouveau départ

Obtenir de l’aide pour les victimes implique de la compassion et de l’empathie, ainsi qu’une assistance matérielle. Le soutien physique, émotionnel et financier aux victimes qui ont courageusement fui des relations abusives sont des éléments essentiels d’un chemin vers le rétablissement.

A lire aussi  Comment votre style d'attachement pourrait vous ramener à un ex