« Pourquoi ne puis-je pas m’en remettre ? »

Deux dynamiques éclairent pourquoi il peut être difficile d’oublier les erreurs passées d’un partenaire. Les scénarios diffèrent mais les deux concernent l’intelligence émotionnelle. Premièrement, un partenaire avec une faible intelligence émotionnelle manque de conscience de soi et d’empathie, ce qui nuit à sa capacité à gérer une erreur, ce qui rend difficile pour une personne de lui faire confiance à nouveau. Deuxièmement, un partenaire qui signale délibérément les faux pas mineurs d’une personne peut tenter lui-même de se soustraire à la responsabilité. Le partenaire s’accroche aux erreurs d’une personne et les utilise pour se protéger lorsqu’il est en faute.

La première circonstance est souvent exaspérée par plusieurs facteurs, tels que la nature de la transgression d’un partenaire et la manière dont il la gère. Une erreur égoïste et insensible qui blesse une personne est très différente d’une erreur accidentelle. Un partenaire qui viole intentionnellement la confiance d’une personne inflige une myriade d’émotions douloureuses telles que : choc, blessure, humiliation, colère et déception. Rétablir la confiance dans ce cas demande de la patience.

La gestion de son erreur par le partenaire a également un impact sur la capacité d’une personne à « s’en remettre ». Par exemple, un partenaire qui n’admet pas l’erreur, mais au lieu de cela « se fait prendre », démantèle la confiance plus qu’un partenaire qui « est honnête ». De plus, un partenaire qui minimise une action blessante comme si ce n’était « pas grave », peut ne penser qu’à lui-même. La détresse qu’elle cause à une personne est perdue pour elle. Ce manque de remords et d’empathie peut révéler la nature égocentrique du partenaire.

Le remords authentique empêche souvent un partenaire coupable de répéter une erreur et se manifeste par trois actions. Premièrement, la conscience du partenaire de la douleur qu’il a causée. Deuxièmement, la capacité du partenaire à assumer pleinement l’erreur. Troisièmement, sa communication claire de l’impact de ses actions sur la personne. Par exemple : « J’ai eu un moment égoïste et je t’ai blessé. Je suis tellement désolé. Tu comptais sur moi pour quelque chose de très important et je t’ai laissé tomber. Comment puis-je y remédier ? » Les remords, l’empathie et la responsabilité se fondent souvent dans la perspicacité qui permet au partenaire d’évoluer.

En l’absence de remords authentiques, d’une responsabilité sincère et d’une communication claire de l’impact de ses actions sur une personne, il est difficile de rétablir la confiance. Une reconnaissance désinvolte de l’erreur et la demande d’un partenaire pour que la personne « s’en aille » sans ces éléments écarte le problème sans réparer la rupture qu’il provoque. La plaie reste ouverte et crue.

La deuxième raison pour laquelle une personne peut être incapable de surmonter les méfaits d’un partenaire découle d’un problème entièrement différent, mais implique également l’intelligence émotionnelle. Une personne fortement défensive peut protéger un ego fragile en saisissant toute opportunité de réprimander et de dévaloriser un partenaire. De plus, il peut utiliser l’offense passée d’un partenaire pour échapper à la responsabilité personnelle dans le présent.

Par exemple, Rachel communique à Lisa qu’elle est contrariée que Lisa permette aux enfants de Rachel d’enfreindre les règles lorsque Rachel n’est pas à la maison. Plus précisément, Rachel fait référence à la veille lorsque Lisa a autorisé la collégienne de Rachel à se rendre à l’arrêt de bus sans veste par des températures inférieures à zéro. Lisa, indignée que Rachel la confronte sur un problème qu’elle juge trivial, dit : « Ce n’est pas moi qui ai laissé le chat dehors toute la nuit, n’est-ce pas ?

Rachel est abasourdie. Six mois auparavant, elle avait accidentellement laissé le chat de son fils dehors dans des températures glaciales. Le chat a survécu, mais Rachel ressent une culpabilité intense et prolongée en pensant à la façon dont le chat a souffert à cause de son oubli. Le remords inonde Rachel alors qu’elle se souvient de l’incident. Elle décide d’oublier les actions de Lisa. Le lendemain, Lisa autorise les deux enfants de Rachel à quitter la maison par des températures glaciales sans manteaux. L’école contacte le Département des services sociaux lorsque la fille de Rachel entre dans l’école avec des doigts gelés.

Ce scénario illustre la minimisation par Lisa de son erreur et son détournement de responsabilité. Lisa ne ressent pas de remords ou ne s’approprie pas ses actions. Elle justifie sa décision et refuse de voir la situation du point de vue de Rachel. Au lieu d’éprouver de l’empathie pour Rachel, elle jette un vieux problème au visage de Rachel pour échapper à la responsabilité du problème en question et continue de répéter l’erreur.

Alternativement, Rachel, qui ressent facilement des remords pour une erreur passée, même après des mois, éprouve de l’empathie pour l’animal qu’elle a blessé. Bien qu’il s’agisse d’un accident, l’empathie qu’elle possède pour l’animal lui permet de se souvenir du chat à l’avenir et elle évite de répéter l’erreur.

Un partenaire qui commet une erreur intentionnellement blessante, se fait prendre, minimise et justifie le comportement peut manquer de remords, d’empathie et de responsabilité authentique. Sans ces composants, le partenaire peut ne pas intégrer la perspicacité nécessaire pour éviter de répéter l’acte égoïste. Une personne qui est impliquée avec un partenaire comme celui-ci est souvent justifiée par sa réticence à faire à nouveau confiance au partenaire.

De plus, une personne qui utilise les erreurs passées de son partenaire comme une occasion constante de le réprimander après que la personne a exprimé des remords, de l’empathie et de la responsabilité, peut la maltraiter émotionnellement. De plus, un partenaire qui évoque les anciennes erreurs d’une personne pour échapper à « l’eau chaude » sur le moment peut être manipulateur. La gestion d’une erreur dans une relation de soins et de propriété est essentielle pour rétablir la confiance. Un partenaire pleinement responsable peut valoir une seconde chance.