Problèmes de pièce jointe (partie 1)

La psychologie nous a beaucoup appris sur la façon dont les liens humains se forment. Nous savons maintenant que l’attachement commence bien plus tôt que nous n’aurions jamais cru possible, in utero. Lorsque nous sommes fœtus, la façon dont nos mères vivent le monde influence notre développement.

Le stress, les sentiments au sujet de la grossesse et sa capacité à subvenir à ses propres (et donc à nos) besoins ont tous une influence sur le développement du fœtus. La façon dont notre cerveau et nos émotions se développent, sur la base de ces premières expériences, crée une base de référence sur la façon dont nous nous attachons aux autres tout au long de notre vie. L’attachement des adultes est influencé par nos expériences dans l’utérus, la petite enfance et tout au long de nos étapes de développement de la vie.

Le facteur cortisol

Le cortisol, l’hormone du stress, joue un rôle important dans la croissance et le développement des fœtus. Des niveaux élevés de stress pour les mères pendant la grossesse signifient des taux élevés de cortisol pour le bébé en pleine croissance, ce qui peut avoir un impact majeur sur l’attachement. Les nouveau-nés stressés expriment leur inconfort de la seule manière qu’ils savent, en pleurant. Les bébés en détresse et souffrant de coliques sont difficiles à apaiser et peuvent pleurer pendant de nombreuses heures.

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Dans les études, les bébés atteints de coliques deviennent souvent des enfants et des adolescents ayant des problèmes de santé émotionnelle, et parfois des problèmes de comportement peuvent se manifester. Une exposition précoce à la détresse (mauvais stress) crée des niveaux élevés de cortisol et peut entraîner des problèmes cognitifs et des problèmes de comportement pendant l’enfance.

Une exposition trop faible à l’eustress (bon stress) crée un déficit de cortisol, qui a également un impact sur les capacités cognitives et la santé émotionnelle. Un cortisol excessivement bas peut se manifester plus tard dans la vie sous forme de dépression et d’un sentiment d’ennui généralisé. Il s’avère qu’il existe un point idéal pour les niveaux de cortisol; obtenir le bon type de cortisol au bon moment peut avoir un impact sur une gamme de facteurs de développement.

Pourquoi cela compte

La façon dont nous développons les attachements est enracinée dans nos premières vies. Comprendre l’impact des expériences de l’enfance peut nous aider à reconnaître certains des défis d’attachement qui peuvent surgir plus tard dans la vie. L’attachement a un impact sur les compétences interpersonnelles, les amitiés et les relations intimes.

Nous avons tendance à compartimenter l’attachement en tant que problème de l’enfance, mais en réalité, il fait partie intégrante de la façon dont nous fonctionnons tout au long de notre vie.

Il existe quatre types généraux d’attachement: sécurisé, anxieux-insécurisé, évitant-insécurisé et désorganisé-insécurisé. Nos premières expériences, à partir du moment où nous sommes fœtus, façonnent la façon dont nous nous attachons aux autres.

Nous apprenons à quoi nous attendre au niveau subconscient et pré-cognitif grâce aux messagers hormonaux et chimiques de notre corps. Les styles d’attachement sont formés à partir de ces premiers messages, et la façon dont nous répondons peut renforcer le style d’attachement au fil du temps.

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Ce que cela signifie pour nous à l’âge adulte

Nous entendons rarement parler d’attachement sécurisé, car les personnes ayant ce type d’attachement sont souvent capables de former et de maintenir des connexions saines. Les types d’attachement non sécurisés peuvent créer de la discorde et des problèmes de connexion, ce qui peut avoir un impact sur les relations entre adultes.

Avoir un style d’attachement peu sûr ne signifie pas que vous êtes condamné à l’isolement ou au manque de relations étroites. La conscience de son type d’attachement peut aider à identifier des modèles de comportement, et ces comportements peuvent être abordés pour façonner la façon dont les relations se développent à l’avenir.

L’attachement anxieux peut se manifester par la codépendance et la peur de l’abandon dans les relations adultes.

La peur d’être abandonné par les autres peut être paralysante pour ceux qui ont ce type d’attachement et peut être épuisante pour l’individu et ses proches.

L’attachement anxieux peut entraîner la tolérance de la maltraitance dans certaines situations, et il y a souvent un manque généralisé d’auto-représentation dans divers contextes.

Les personnes qui ont ce style d’attachement sont plus sujettes à la méfiance et à une faible estime de soi, et éprouvent souvent de l’anxiété lorsqu’elles sont éloignées de leurs proches.

Dans le prochain article de cette série en trois parties, nous explorerons d’autres types d’attachement non sécurisé et la manière dont ils influencent les relations entre adultes. Les styles d’attachement peuvent être ajustés lorsque l’on comprend les causes profondément enracinées et l’impact sur les relations.

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Grâce à l’exploration de soi et à la compassion, nous pouvons regarder la façon dont nous expérimentons nos relations et faire des ajustements qui améliorent nos relations.