Qu’est-ce que l’esprit dissociatif?

La dissociation (ou le détachement de la réalité) est un processus mental qui rompt les connexions entre les pensées, les souvenirs, les sentiments et les actions d’une personne. Les parties dissociées de soi-même (pas moi) ont une capacité limitée et un manque de capacité de réflexion. Cependant, ces émotions ne disparaissent jamais. Le traumatisme non traité s’accumule et s’exprime souvent à travers un conflit avec les autres (Howell et Itzkowitz, 2016).

La dissociation est un processus dimensionnel existant le long d’un continuum allant d’événements quotidiens normaux et relativement courants (comme la rêverie) à une pathologie grave et chronique (comme les troubles dissociatifs). La plupart d’entre nous ont connu une dissociation qui peut entraîner une déconnexion de la réalité qui nous entoure. Nous sommes absorbés par certaines expériences internes telles que la conduite (hypnose sur autoroute), regarder des films, prendre une douche ou faire du jogging. La dissociation se produit parce que la personne est engagée dans une activité automatique et ne prête pas attention à son environnement immédiat.

La dissociation est un symptôme courant des réactions de stress traumatique. La force écrasante des événements traumatiques domine nos mécanismes d’adaptation existants (Van der Kolk, 2014). Pour ceux qui ne peuvent pas s’échapper physiquement, la dissociation fournit une sortie psychologique de l’horreur de l’événement traumatique. Une fois que l’expérience traumatique a été dissociée du sens de «qui on est», elle n’est plus considérée comme un auto-récit. Par exemple, quelqu’un qui a été constamment rabaissé de façon sarcastique par son père pendant son enfance peut avoir des sentiments d’insuffisance et de honte. Ces sentiments ne pouvaient pas être traités consciemment.

A lire aussi  Dépression et démence | La psychologie aujourd'hui

La dissociation peut également être décrite comme un mécanisme de défense. Les mécanismes de défense sont des formes de stratégies de régulation émotionnelle pour éviter (essayer d’oublier) et minimiser les émotions trop difficiles à tolérer (Schore, 2012). Le comportement défensif joue un rôle utile et nécessaire dans la vie quotidienne. Les gens utilisent ces mécanismes mentaux pour gérer la déception, l’anxiété, la colère et d’autres émotions stressantes. Lorsque les gens se sentent stressés, ils cherchent souvent un soulagement dans des activités dissociatives qui concentrent leur esprit sur le présent, et donc loin de ce qui cause le stress (comme regarder un film, jouer à un jeu vidéo ou manger des aliments réconfortants).

La projection est une autre forme de comportement défensif qui nous protège en attachant des sentiments (ou des motifs) inacceptables à quelqu’un d’autre (par exemple, «Vous êtes l’égoïste, en colère ou incapable, pas moi.»). Par exemple, une personne qui renie le sentiment de honte fait honte activement aux erreurs des autres. Lorsque nous projetons nos sentiments sur une autre personne, nous vidons nos propres émotions effrayantes sur une autre.

La dissociation joue un rôle crucial dans les comportements addictifs. Le fait de «se défoncer» ou «d’engourdir» avec des comportements addictifs est dissociatif. Les personnes souffrant de troubles de l’alimentation utilisent des aliments pour calmer leur conflit interne. Cependant, l’utilisation répétée de médicaments / aliments pour obtenir un soulagement devient des problèmes de vie en soi.

L’expérience dissociée ne disparaît pas simplement tranquillement dans un coin caché de l’esprit. Il est adopté. Cela «jouera» l’état de soi que l’on ne peut pas tolérer de vivre directement. Par exemple, des glissements de langue, dans lesquels un mot s’introduit soudainement dans le discours, apparemment venant de nulle part. On pourrait se livrer au vol à l’étalage pour gérer l’impuissance. Les mises en acte sont le seul moyen de rencontrer des aspects dissociés de soi.

A lire aussi  Considérations et préoccupations concernant le fait de devenir un conseiller

Le succès de la thérapie et le changement durable exigent que la personne entre en contact avec des aspects auparavant inaccessibles de ces sentiments intérieurs. Le moyen de sortir du traumatisme est de le traverser (Epstein, 1994). Accepter la douleur accablante de son passé libère des sentiments dissociés, de sorte que l’individu commence à connaître son esprit. En assimilant l’inconscient à nos structures de connaissance conscientes, nous devenons qui nous sommes.