Qu’est-ce qui alimente la résilience des travailleurs canadiens?

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Alors que le Canada est en proie à une troisième vague d’infections au COVID-19, 59% des travailleurs canadiens doivent maintenant travailler à domicile et le reste coincé dans des rôles de première ligne pendant plus d’un an, il est difficile d’imaginer comment les travailleurs pourraient prospérer. Cependant, un nouveau sondage auprès d’un peu plus de 1000 travailleurs représentatifs de la population active canadienne, mené par The Wellbeing Lab et l’Association canadienne de psychologie positive, a révélé que 49,5% des travailleurs canadiens font preuve de niveaux surprenants de résilience.

«D’après notre expérience, après avoir travaillé avec des centaines d’organisations à travers le pays, de nombreux employeurs canadiens sont engagés dans des discussions concernant la gestion et la réduction de la maladie mentale», a expliqué Louisa Jewel, présidente de l’Association canadienne de psychologie positive. «Cependant, des employeurs plus éclairés ne créent pas simplement des lieux de travail qui ne nuisent pas à la santé physique et mentale des travailleurs, mais de manière plus positive, créent des lieux de travail qui permettent aux gens de s’épanouir.»

Alors que seulement 26,9% des travailleurs ont déclaré que leur lieu de travail soutenait constamment leur bien-être grâce à des programmes de bien-être au travail, ces travailleurs étaient beaucoup plus susceptibles de déclarer des niveaux plus élevés de prospérité – même face à la lutte – et des niveaux plus élevés de performance, d’engagement et de travail des travailleurs. la satisfaction.

«Les employeurs qui s’engagent dans des programmes de bien-être obtiennent de meilleurs résultats commerciaux», a noté Jewel. Alors pourquoi toutes les organisations n’adoptent-elles pas une stratégie florissante? La réponse est que la plupart des organisations ne savent pas comment s’y prendre.

La bonne nouvelle pour les lieux de travail canadiens est qu’un peu plus de huit travailleurs sur dix (83,6%) ont indiqué qu’ils aimeraient en savoir plus sur la façon de prendre soin de leur bien-être au travail. Cependant, lorsqu’on leur a demandé quelle forme de soutien au bien-être au travail ils apprécieraient le plus, les travailleurs ont également eu du mal à savoir par où commencer, la majorité (34,6%) déclarant «rien». Cela peut donner à penser que les travailleurs canadiens ne considèrent pas leur organisation comme l’endroit où acquérir ces compétences ou ne peuvent tout simplement pas imaginer quel soutien en matière de bien-être leur milieu de travail pourrait leur offrir.

Cependant, les données recueillies montrent clairement qu’un certain nombre de facteurs ont fait en sorte que les travailleurs canadiens étaient plus susceptibles de s’épanouir, même en ces temps difficiles:

  • La permission d’embrasser la lutte. 72,1% des travailleurs canadiens ont déclaré que leur niveau de lutte avait augmenté en 2021 – la santé mentale étant la principale cause de lutte. Malgré cela, 8,7% des travailleurs canadiens ont déclaré qu’ils étaient constamment en plein essor, et la majorité (49,5%) ont déclaré qu’ils vivaient bien, malgré les difficultés. Plutôt que de voir la lutte comme un signe de rupture, ces travailleurs tiraient parti de leurs relations, de leur sens du sens et de leurs opportunités d’accomplissement pour transformer ces défis en opportunités de connexion et de croissance.
  • Développer ensemble des compétences en matière de bien-être. Les personnes qui prospéraient constamment et celles qui vivaient bien, malgré les difficultés, ont signalé des niveaux plus élevés de capacité de bien-être (connaissances, outils et opportunités de prendre soin de leur bien-être), de motivation pour le bien-être (leur engagement à prendre soin du bien-être) et de sécurité psychologique (avoir ils peuvent parler de leurs hauts et bas de leur bien-être sans jugement). Il est à noter, cependant, que seulement 25,5% des travailleurs canadiens ont déclaré qu’ils pensaient qu’il était sécuritaire de partager leurs difficultés avec les autres au travail. Et malgré les données montrant que les patrons ou les collègues sont les personnes les plus efficaces pour demander de l’aide pour améliorer notre capacité de bien-être, notre motivation et notre sécurité psychologique, les travailleurs se sentaient beaucoup plus en sécurité de parler à leurs amis et à leur famille ou à personne.
  • Le rôle important des leaders. Les travailleurs qui ont déclaré que leur chef exprimait souvent de l’attention, de la compassion et de l’appréciation à leur égard étaient beaucoup plus susceptibles de déclarer des niveaux plus élevés de bien-être et de performance que ceux dont les dirigeants exprimaient rarement ou seulement parfois ce soutien. La bonne nouvelle pour les dirigeants est que ceux qui investissaient souvent dans ces actes simples étaient également statistiquement plus susceptibles de déclarer des niveaux plus élevés de bien-être et de performance, ce qui en faisait une opportunité gagnant-gagnant.

Téléchargez une copie complète gratuite de l’Enquête canadienne sur le milieu de travail 2021 de The Wellbeing Lab.