Résolution du Nouvel An : Traiter le deuil et les traumatismes de manière saine

Face aux pertes liées à une pandémie, tout le monde doit apprendre à faire le deuil des pertes et à faire face au choc d’une perte soudaine de manière saine.

Peter Levine et Maggie Kline fournissent d’excellents conseils aux parents dans leur livre Trauma-Proofing Your Kids: A Parents’ Guide for Instilling Confidence, Joy and Resilience.

Un traumatisme se produit lorsque nous sommes submergés par une expérience et que nous nous déconnectons de notre corps, de nos sentiments, de notre psychisme. C’est le contraire de l’autonomisation.

La vulnérabilité d’une personne au traumatisme dépend de nombreux facteurs individuels, comme le niveau de stress auquel elle est soumise à ce moment-là ou la facilité avec laquelle elle est déclenchée par une réaction de stress. Plus la personne est jeune, plus elle est vulnérable, plus elle est susceptible de subir un traumatisme suite à un événement inattendu. Par exemple, la séparation d’avec la personne qui s’occupe de l’enfant est traumatisante pour un bébé car, d’un point de vue évolutif, elle n’est pas attendue.

Voici des pratiques qui renforcent la résilience chez les enfants (et tout le monde !).

Construisez un vocabulaire qui exprime la conscience sensorielle. Les auteurs proposent différentes manières de procéder. Une façon est un jeu de société consistant à mettre divers objets sur un plateau et à demander à l’enfant (les yeux bandés) de toucher ou de goûter et de décrire la sensation (par exemple, piquant, chatouilleux, sucré, croquant). Les différents types de sentiments peuvent ensuite être transférés à la façon dont l’enfant se sent dans différentes parties de son corps au cours de différentes situations.

L’objectif est de préparer des méthodes pour faire face au traumatisme lorsqu’il survient.

Premiers secours en traumatologie. Il y a huit étapes pour détendre les effets d’une expérience menaçante, douloureuse ou effrayante : sept pour le corps, une pour les émotions.

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1. Vérifiez d’abord vos propres réponses. Procédez aux premiers secours émotionnels sur vous-même. En respirant profondément, remarquez les sensations dans votre propre corps. Scannez votre corps et entrez en contact avec le sol.

2. Évaluez la situation. A quoi ressemble votre enfant ? Recherchez des signes de choc : peau pâle, yeux vitreux, respiration et pouls rapides ou superficiels, désorientation, trop ou trop peu d’émotions. Il est important d’aider l’enfant à rester sur place mais à se sentir en sécurité avec vous. Parlez avec assurance mais calmement à l’enfant : « Vous êtes en sécurité. Restons ici maintenant pour nous calmer.

3. Au fur et à mesure que le choc s’estompe (les symptômes du choc disparaissent), aidez l’enfant à évaluer ses sensations. Que ressentez-vous dans votre corps (mentionnez les différentes parties) ?

4. Suivez le rythme de votre enfant. Le timing est vital. Ralentissez et ne posez pas trop de questions. Soyez attentif aux changements d’humeur. Remarquez les signes de relaxation, de respiration profonde, d’étirement ou de bâillement. Il peut y avoir plus d’un cycle, alors attendez patiemment.

5. Continuez à valider les réponses physiques de votre enfant. Les pleurs et les tremblements guérissent, alors ne les arrêtez pas. Donnez l’assurance qu’il est acceptable d’exprimer les choses effrayantes.

6. Faites confiance à la capacité de guérison de votre enfant. Essayez de ne pas perturber l’auto-guérison naturelle de votre enfant. Ne bougez pas l’enfant et n’interférez pas avec son attention. La chose la plus importante à faire est de rester émotionnellement présent avec votre enfant. Lorsque votre enfant commence à regarder autour de lui, c’est un signe de résolution, d’abandon de l’énergie stressée.

7. Encouragez le repos continu. Ne posez pas de questions. La libération se poursuivra finalement dans le sommeil de la nuit.

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8. Plus tard, lorsque votre enfant est reposé (peut-être le lendemain), réservez du temps pour parler de ce qui s’est passé et des sentiments de votre enfant, en acceptant les sentiments quels qu’ils soient et peut-être en racontant une expérience similaire que vous avez vécue.

Traiter une expérience traumatisante. L’une des meilleures façons d’aider un enfant à gérer une expérience traumatisante (par exemple, tomber d’une balançoire, être attaché à l’hôpital pour des soins médicaux, mourir d’un proche grand-parent). Rejouez ce qui s’est passé ou utilisez des animaux en peluche ou tout ce que l’enfant veut utiliser pour représenter les personnages du drame.

1. Laissez l’enfant contrôler le rythme et le scénario. Abstenez-vous de jugements ou de conseils.

2. Distinguer la peur, la terreur et l’excitation. Un enfant a besoin de se sentir responsabilisé face à la peur. Il faut du temps et de nombreuses itérations pour jouer un scénario pour que l’enfant finisse par se sentir en contrôle de ses actions. Il est normal d’offrir des encouragements lorsque votre enfant est excité, mais ne le poussez pas à ressentir de la peur.

3. Déplacez-vous lentement. En rejouant la scène ; il faut de petits décalages au fil des répétitions, et il est préférable de ne pas interférer avec ceux-ci ou l’enfant peut rester coincé dans un jeu stéréotypé et ne pas guérir. L’enfant a besoin de vous pour l’aider à continuer à bouger.

4. Soyez un conteneur sûr. L’enfant voudra retravailler son expérience par le jeu. Vous êtes là pour les aider à le faire. Évitez de vous laisser piéger par vos propres sentiments ou déclencheurs, qui détourneront plutôt votre attention sur vous. Suivez une thérapie si cela se produit.

Les auteurs fournissent une liste d’étapes similaire à celle des premiers secours en cas d’accidents et de chutes d’enfants. Ils ajoutent : tenir votre enfant, rester silencieux pendant que l’enfant récupère, attendre une ou deux minutes entre les questions que vous posez et ne pas discuter de « ce qui s’est passé » pendant la période de premiers soins.

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Le livre fournit des conseils sur les périodes de développement des enfants et à quoi s’attendre. Il traite de diverses situations qui peuvent causer un traumatisme à un enfant, y compris la mort et le divorce.

Il y a plusieurs moments où le divorce est traumatisant : lorsque l’enfant est informé du divorce, lorsqu’un parent déménage, quelles sont les modalités de garde, lorsque des dispositions sont prises, lorsque l’enfant commence à vivre dans deux foyers, lorsqu’un parent commence à sortir ensemble ou se remarie ou déménage. Chacun de ces moments devra être traité comme un événement traumatisant.

Pour le décès d’un être cher, les auteurs passent en revue les étapes du deuil, qui ne sont pas nécessairement séquentielles ou finalisées : déni/incrédulité, tristesse, colère/ressentiment, marchandage, acceptation. Les parents peuvent suivre l’exemple de l’enfant qui a perdu un animal de compagnie, en fournissant le type de soutien sans interférence décrit précédemment, afin que l’enfant puisse décider des étapes à suivre pour honorer la vie et la mort de l’animal.

Le livre est rempli d’exemples de parentalité réactive qui peuvent aider les enfants à devenir résilients et à faire face à tout ce que la vie leur réserve.