The Kissing Brain: Enquête sur les neurosciences de la romance

Pensez à la dernière situation dans laquelle vous avez vécu une intense émotion positive.

Cela impliquait-il une autre personne?

La réponse à cette question est très probablement «Oui!». Alors que les émotions négatives comme la tristesse sont souvent ressenties lorsque nous sommes seuls, des émotions positives surviennent souvent (mais pas toujours) lorsque nous interagissons avec d’autres personnes, comme la famille, les amis ou des partenaires romantiques. Malgré cela, les études neuroscientifiques visant à enquêter sur les émotions humaines impliquent souvent des personnes assises seules dans un laboratoire tout en regardant des images de scènes émotionnelles. Bien que cet environnement hautement contrôlé présente plusieurs avantages lors de la conduite d’expériences psychologiques, il présente un gros inconvénient: à peu près tout le monde peut dire que regarder une photo de deux personnes en train de s’embrasser n’est pas la même chose que d’embrasser passionnément une autre personne.

Une nouvelle étude dont j’ai été l’un des co-auteurs (Packheiser et al., 2021) qui vient d’être publiée dans la revue scientifique Scientific Reports a maintenant tenté de résoudre ce problème. Les scientifiques ont utilisé la technologie avancée d’EEG mobile pour enregistrer les ondes cérébrales de couples romantiques alors qu’ils s’embrassaient, s’embrassaient et devaient écouter un discours émotionnel sur leur amour préparé par le partenaire. Les ondes cérébrales dans ces situations émotionnelles ont été mises en contraste avec des conditions de contrôle neutres. Pour s’embrasser, les participants devaient embrasser un oreiller corporel au lieu du partenaire et pour s’embrasser, ils devaient embrasser leur propre main. Pour la condition de la parole, les participants devaient écouter le bulletin météo au lieu du texte émotionnel préparé par le partenaire. Dans l’ensemble, ces situations s’apparentaient beaucoup plus à des situations émotionnelles réelles qu’à regarder des images émotionnelles comme dans de nombreuses études classiques de science des émotions.

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Cette nouvelle conception d’étude a été rendue possible grâce aux progrès de la technologie EEG. EEG signifie électroencéphalogramme et I une technique dans laquelle les participants étaient des casquettes équipées d’électrodes qui mesurent indirectement l’activité électrique dans le cerveau. De cette façon, les scientifiques peuvent avoir un aperçu de ce qui se passe dans le cerveau lorsque quelqu’un effectue une tâche expérimentale. Les systèmes EEG stationnaires classiques ne peuvent pas être utilisés dans des situations qui impliquent des mouvements dynamiques comme une étreinte, car cela générerait trop de bruit dans les données. Les nouveaux systèmes EEG mobiles comme celui utilisé dans l’étude ont été adaptés afin de pouvoir être utilisés même pour des situations dans lesquelles des mouvements sont impliqués – comme la plupart des interactions amoureuses avec le partenaire.

Que montrent les résultats de l’étude?

Les données EEG ont montré que les situations émotionnelles positives avec le partenaire, en particulier s’embrasser et écouter un discours romantique, impliquaient une activation cérébrale plus forte dans la partie frontale de l’hémisphère gauche du cerveau par rapport aux conditions de contrôle neutre. Cette découverte est conforme au modèle dit de valence du traitement des émotions dans le cerveau qui postule que les émotions positives sont principalement traitées par le côté gauche du cerveau. En revanche, les émotions négatives sont principalement traitées par le côté droit du cerveau. L’étude est la première preuve que ce modèle classique s’applique également à des situations émotionnelles réelles.

Bien sûr, cette étude n’est que la première étude utilisant cette nouvelle technologie EEG mobile pour comprendre ce qui se passe dans le cerveau lorsque deux personnes s’aiment. On ne peut qu’espérer que d’autres recherches utilisant cette technologie seront menées pour percer les mystères du cerveau amoureux.

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