Le guide ultime le plus court pour faire face aux émotions

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Source: Alexgtacar / Pexels

Imaginez que vous êtes assis dans une voiture et que vous conduisez sur une autoroute isolée. Soudain, au milieu de nulle part, un voyant s’éteint. Votre pression d’huile est très basse. Si vous l’ignorez simplement et continuez votre route, vous courez le risque d’endommager gravement votre moteur. Vous savez que vous pouvez vous faire remorquer, mais cela va prendre un certain temps.

Lorsque vous envisagez votre prochaine étape, vous vous souvenez soudainement d’une astuce sur la façon dont vous pouvez court-circuiter le voyant. Cela ne changerait rien au moteur – il serait toujours affamé d’huile – mais le signal de basse pression ne clignoterait plus sur votre tableau de bord et vous pourriez l’ignorer plus facilement.

Voici la question: devriez-vous le faire?

À moins que vous ne soyez sérieusement intoxiqué (à quel point vous ne devriez pas conduire du tout), vous n’hésiterez pas à dire «non» à cette impulsion. À juste titre. Éteindre la lumière ne fera rien pour vous. La lumière n’est que le messager, et non le problème en soi. Au lieu de cela, vous feriez mieux de saisir les informations et de gérer la situation.

C’est facile et intuitif à comprendre lorsqu’il s’agit de problèmes externes tels que l’entretien d’une voiture. Cependant, c’est beaucoup plus déroutant lorsque les problèmes surviennent en interne. Lorsque nous sommes confrontés à des émotions difficiles comme l’anxiété, la dépression, le stress, le chagrin, la colère ou la solitude, nous recherchons rapidement le bouton d’arrêt sur notre tableau de bord émotionnel au lieu de saisir les messages qu’ils contiennent.

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Arrête ça! Donnez-moi le vin et les cigarettes. Permettez-moi d’annuler ce rendez-vous. Engagez-moi sur les réseaux sociaux. Montrez-moi les films et les jeux vidéo. Faites quoi que ce soit, mais arrêtez-le!

C’est souvent notre première réponse lorsque des émotions difficiles se manifestent: nous essayons de couper le signal.

Mais les émotions ne sont pas le problème. Ce ne sont que des messagers. Et les messages qu’ils véhiculent méritent au moins d’être entendus. Ils contiennent souvent des leçons importantes et peuvent nous appeler à des actions utiles. Souvent, ils nous montrent des opportunités.

La peur peut nous montrer que le danger nous attend et que nous nous préparons mieux. La solitude peut nous pousser à privilégier les relations étroites. Le deuil peut nous ouvrir à ce qui est important et significatif pour nous, tout en appelant à un lien social et à un soutien.

Votre tableau de bord n’a pas besoin d’être dissimulé. Il a besoin d’une attention douce. Non, le tableau de bord n’est pas tout – vous avez encore une route à voir et à naviguer. Lorsque des émotions surgissent, vous pouvez vous demander: «Qu’est-ce que je ressens en ce moment?», «Où puis-je le ressentir?», Et «Qu’est-ce que mon émotion me demande de faire?» Et «Qu’est-ce que cela suggère que je suis avoir la nostalgie de?”. Personne ne transforme sa conduite en tableau de bord, mais des questions comme celles-ci aident nos émotions à jouer leur rôle.

S’il ne s’agissait que d’émotions négatives, ce geste «éteindre l’indicateur» serait déjà assez mauvais, mais nous sommes tout aussi incompétents en ce qui concerne les émotions positives. Imaginez que vous remarquiez sur le tableau de bord de votre voiture que votre réservoir de carburant est plein. Oh joie! Vous voulez que cela reste ainsi, et vous décidez donc de recâbler afin que la jauge reste toujours pleine.

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Attends quoi?!

Et les gens évitent aussi les émotions positives! Lorsque nous ressentons de la joie, nous nous concentrons sur ce que nous ressentirons quand elle disparaîtra, alors nous essayons de ne jamais nous ouvrir à la joie du tout. Ce serait comme la personne qui déconnecte simplement la jauge de carburant pour ne jamais être déçue lorsque le carburant est épuisé, car elle ne s’est jamais permise de remarquer qu’il était plein en premier lieu.

Attends quoi?!

Tout cela est contre-productif, et pourtant c’est exactement ce que beaucoup d’entre nous font quand nous nous sentons heureux ou tristes ou anxieux ou pleins d’espoir ou déprimés ou satisfaits. Nous aimons ressentir de cette façon, et ne voulons jamais que cela s’arrête, alors nous nous accrochons à cette sensation agréable, dans l’espoir de ne jamais la perdre. Ou on désaccorde pour qu’on ne le remarque pas quand ça s’arrête, comme si engourdir était la définition du bonheur. Nous n’aimons pas ressentir de cette façon, alors nous le repoussons comme si les sentiments étaient l’ennemi.

Les sentiments ne consistent pas seulement à aimer et à ne pas aimer. Ils sont la façon dont notre passé et notre présent nous impactent. Ils aident à former notre capacité à remarquer ce qui est présent, sur la base de ce que nous avons vécu dans le passé. Ce sont comme des jauges de tableau de bord qui nous aident à nous adapter aux défis de notre parcours de vie.

Les émotions sont temporaires. Ils ne sont pas destinés à être évités, ni à être accrochés. Ils sont censés aller et venir, vous traversant à leur rythme. Ils contiennent des leçons importantes lorsque les choses ne vont pas, et de belles récompenses lorsque les choses se mettent en place. Permettre aux émotions d’être là quand elles surviennent, d’écouter attentivement leur message, de les ressentir pleinement sans s’accrocher ni se défendre inutiles, leur permet de jouer leur rôle.

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Vos émotions ne sont pas le problème, alors sentez-vous pleinement, acceptez le changement, avancez et apprenez à conduire.