Pleine conscience du corps avec l’instrument

b0red / Pixabay

Source: b0red / Pixabay

L’enseignement bouddhiste le plus populaire sur la méditation de pleine conscience est probablement le Satipatthana Sutta. Ce texte a été compilé au cours du premier siècle avant notre ère et sert de manuel détaillé de pratique et de théorie pour la méditation de pleine conscience. UNE Sutta (Pali) ou Sutra (Sanskrit) est un Manuel. Le mot en anglais est fil de discussion, et signifie une ligne de pensée qui relie les idées de manière significative et utile. Satipatthana peut être compris comme présence de pleine conscience. J’aime penser au satipatthana comme étant conscient d’être conscient.

La première partie du manuel présente conscience du corps études. Ces premiers exercices explorent tous les aspects du corps physique, en commençant par la respiration et en se terminant par la contemplation du cadavre après la mort. Les médiations sur le corps intéressent particulièrement les musiciens. Je proposerai une pratique adaptée pour la pleine conscience du corps tout en faisant de la musique.

Bhikku Analayo, dans son texte, Méditation Satipatthana: un guide pratique, suggère que nous cultivons une conscience consciente de notre corps en scannant l’anatomie des pieds à la tête. Nous contemplons systématiquement la squelettique structure, le chair (organes internes et muscles), et enfin le peau. Nous concentrons ensuite notre contemplation sur le quatre éléments du corps: la terre (aspects solides de notre corps), l’eau (aspects liquides de notre corps), Feu (températures de notre corps), et vent (nos corps animés).

Nous pouvons entreprendre cette méditation avant de jouer de l’instrument ou en jouant. On peut jouer un morceau familier, jouer des gammes, un long ton ou jouer librement. L’accent sera mis sur le corps pendant le jeu, pas sur ce qui est joué.

Commencez par vous asseoir et vous concentrer sur la respiration. Dans le souffle, nous prenons conscience du mouvement de la poitrine qui monte et descend. À chaque inspiration et expiration, nous prenons conscience de l’air frais et chaud sur nos narines, notre gorge et nos poumons. Nous pensons aux côtes formant la structure de notre torse et à la peau souple et aux tendons qui maintiennent le squelette en forme. A chaque inspiration, nous sommes conscients de la montée et de la descente de l’anatomie.

Nous concentrons maintenant notre attention sur le squelette. Sentir nos dents supérieures et inférieures se toucher nous permet d’avoir une conscience viscérale de l’élément solide (terre) de notre anatomie. Avec cette prise de conscience de la dureté de nos os, nous nous concentrons sur les orteils et contemplons la présence de la structure squelettique qui nous soutient. En parcourant les pieds, les chevilles et les jambes, le bassin, la poitrine, les bras, les mains, les épaules et le cou, nous concluons au crâne. Chaque partie du squelette a son moment sous les projecteurs pendant que nous numérisons. Des parties de notre structure auxquelles nous n’aurions peut-être jamais prêté attention sont mises en conscience. Cela nous offre l’opportunité de contempler la posture en position assise ou debout avec notre instrument.

Notre attention va maintenant se tourner vers la chair ou les parties internes de notre corps. On scanne du haut de la tête, jusqu’aux orteils, en restant conscient des muscles charnus qui mettent en mouvement l’élément du squelette (élément vent). Nous prenons conscience de la façon dont notre corps bouge et dans quels muscles nous exprimons le plus de mouvement. Nous pouvons également prendre conscience d’utiliser trop d’efforts ou de tension dans notre jeu. Demander aux muscles de se détendre et d’économiser nos efforts et nos mouvements peut entraîner une expérience musicale plus agréable et plus significative.

Enfin, nous concentrons notre attention sur la peau. En scannant des orteils au cuir chevelu, nous sommes conscients de la souplesse (eau) de notre peau et de la façon dont la sensibilité du système nerveux de la peau nous permet de sentir la pédale de piano sous nos orteils, les touches ou cordes sous nos doigts, et le embout buccal contre nos lèvres. Un pianiste peut prêter attention aux sensations de la main tout en jouant des passages au piano.

Utiliser la première partie du Satipatthana Sutta pour explorer les trois anatomies du corps et les quatre éléments, peut nous offrir une opportunité d’apprendre de notre corps et de cultiver une conscience plus centrée tout en faisant de la musique.