Quelles sont les causes de la souffrance? | La psychologie aujourd’hui

En tant que cliniciens, nous sommes entourés de «souffrance». Nous y sommes exposés quotidiennement dans notre vie et notre travail. Le traumatisme vicariant, la fatigue de compassion et l’épuisement professionnel ne sont que quelques-uns des sous-produits de cette exposition [1]. La «souffrance» nous entoure sous de nombreuses formes. Nous y sommes exposés à travers nos collègues, nos superviseurs et nos supervisés. Nous nous en rapprochons, le voyons chez nos amis, les membres de notre famille et en nous-mêmes. On le voit sur les réseaux sociaux et dans les actualités. La «souffrance» est si omniprésente, si universelle et un phénomène si persistant et chronique qu’on se demande si elle ne fait pas seulement partie de la vie, de la vie, de la vie et, oui, de l’être humain[2].

Notre 33e président américain, Harry Truman, a déclaré: «La récompense de la souffrance est l’expérience.» Michel de Montaigne, l’un des philosophes les plus importants de la Renaissance et dont les écrits ont une influence directe sur certains des meilleurs esprits de tous les temps, y compris Nietzsche, Virginia Wolf, Emerson, Descartes, Shakespeare et Rousseau, a ajouté: «Un l’homme qui craint de souffrir souffre déjà de ce qu’il craint. Et Victor Hugo, l’un des écrivains les plus connus, notamment connu pour Les Misérables et Le Bossu de Notre-Dame, a déclaré: «C’est par la souffrance que les êtres humains deviennent des anges.»

En d’autres termes, certains des meilleurs penseurs du monde pensaient que la souffrance était simplement inévitable, faisant partie du tissu de nos vies et qu’il n’y avait aucun moyen de la contourner.

Est-ce vrai? La vie doit-elle inclure «la souffrance[3]»? Avons-nous besoin de souffrir pour devenir des «anges»? Avons-nous besoin de passer par la «souffrance» pour être récompensé par la médaille de l’expérience? Devons-nous vivre en craignant la «souffrance»?

Ces questions sont cruciales pour nous parce que les patients et les clients viennent à nous à cause de la «souffrance». Que la plainte principale soit liée à la dépression, à l’anxiété, aux difficultés relationnelles, à la perte ou à un autre type de facteur de stress, elles ont toutes en commun la «souffrance». Même lorsque quelqu’un vient dans notre cabinet privé et dit: «Je veux mieux me comprendre», ou «Je veux faire mieux dans mon entreprise» ou «Je me sens coincé», au moment où nous regardons de plus près, tout ce que nous trouvons est «souffrance».

Qu’est-ce que ce petit mot de neuf lettres? Pourquoi est-ce si puissant? Comment est-ce arrivé? Quelles sont les causes?

Ce qui cause la souffrance est une question clé à laquelle nous devons tous réfléchir. Ce qui cause la souffrance est une question dont la réponse peut sembler si évidente que très peu d’entre nous oseront approfondir. Ce qui cause la souffrance est une question clé à laquelle nous avons essayé de répondre, mais nous ne lui accordons pas le même niveau d’importance que la «souffrance» semble avoir.

Pourtant, n’avons-nous pas tous essayé de le résoudre? N’avons-nous pas tous essayé de le faire disparaître, de l’atténuer, de le maîtriser ou de l’empêcher? Mais peut-on vraiment résoudre un problème sans vraiment comprendre sa cause? Pouvons-nous résoudre un problème à sa racine si nous ne nous attaquons qu’à ses causes superficielles?

Qu’est-ce qui cause la souffrance?

Nous allons répondre pleinement à cette question dans les articles suivants. En attendant, nous aimerions vous inviter à participer à cette enquête, en répondant par vous-même à cette question: qu’est-ce qui cause la souffrance? Regardez plus loin que les causes superficielles que nous rencontrons habituellement.

La réponse à cela changera complètement la façon dont vous pratiquez. Cela aura un effet profond dans votre vie. Et cela vous permettra d’avoir un impact majeur sur le terrain.