Vingt ans plus tard, les réflexions d’un initié du 11 septembre

À 8 h 46, le mardi 11 septembre 2001, j’étais chez moi lorsque le premier avion a heurté le World Trade Building.

À 8 h 46 le 11 septembre 2021, je serai sur un terrain de soccer en train de regarder mon petit-fils jouer le premier match de la saison. Tant de choses ont changé et tant de choses ont été apprises sur la tragédie et la résilience humaine au cours de ces 20 années. J’ai débattu pour savoir si je devais écrire un article pour le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Franchement, j’avais choisi de laisser passer cet anniversaire sans commentaire.

Mais ensuite j’ai reçu un texto d’un vieil ami. J’ai réalisé qu’il y aurait de nombreux commentaires et analyses qui tenteraient de donner un aperçu de l’impact psychologique de la catastrophe et de son héritage durable. Pourtant, malheureusement, de nombreuses analyses de ce type proviendraient de personnes qui n’étaient jamais là. Dans cet esprit, j’ai mis le stylo sur le papier (les doigts sur le clavier) pour offrir une telle perspective.

En avril 2001, je me tenais dans le désert du Sahara, me préparant à quitter le Koweït à la fin d’un mandat de 10 ans au service du Bureau de Son Altesse, l’Émir du Koweït. L’invasion et l’occupation du Koweït avec la guerre du Golfe de libération du Koweït qui a suivi ont incité mes efforts à mettre en place des programmes de résilience et de traitement qui ont duré cette période de 10 ans.

J’ai quitté le Koweït en pensant que mes expériences et les leçons apprises seraient les plus importantes de ma carrière. J’avais tort. Les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone ont eu lieu mardi. J’étais à New York vendredi. J’étais dans le bureau du maire dimanche. De là, je suis allé travailler pendant les trois années suivantes au service de la police de New York, de la police de l’autorité portuaire de New York et du New Jersey, de la Croix-Rouge américaine et enfin de la police de l’État du New Jersey.

Qu’ai-je appris ? Les leçons sont beaucoup plus simples, beaucoup moins éloquentes que vous ne le pensez, mais néanmoins puissantes. Les survivants du 11 septembre et leurs familles ont partagé leur sagesse avec moi à travers des actions bien plus que des paroles. Voici des réflexions sur le 20e anniversaire du 11 septembre sur la tragédie et la résilience humaine sous la forme de sept maximes simples.

Sept façons de surmonter la tragédie

  1. La tragédie est un lien qui lie. Cherie, Pete, Rachel et Mike étaient des personnes que j’ai rencontrées et avec lesquelles j’ai travaillé à Ground Zero. Nos amitiés ne peuvent pas être décrites avec des mots, mais elles sont plus fortes que la plupart. Ce sont des connexions qui ne peuvent être que vécues. Ils sont une source de force durable. Lorsque la tragédie frappe, recherchez des liens avec les autres. Commencez par accepter que la tragédie se produise et qu’il n’y ait peut-être aucune raison.
  2. Trop de gens perdent un temps et une énergie précieux à demander : « Pourquoi ? La réponse à la question « Pourquoi ? » finira par devenir clair pour vous, ou non.
  3. Ne vous considérez jamais comme une victime. Vous êtes un survivant.
  4. Morne et honorez ceux que vous avez perdus. Vous pouvez porter leurs souvenirs dans votre cœur ainsi que dans votre esprit. Vous les emportez avec vous quand et où vous allez.
  5. Comprenez que toute quantité de temps et d’énergie que vous consacrez à penser à la tragédie elle-même ou à ceux qui l’ont peut-être causée, c’est en fait abandonner ce temps et cette énergie à la chose même que vous devez dépasser. Ne jamais se rendre.
  6. Ne cherchez pas une récupération à long terme. Cherchez plutôt à passer une « bonne journée ». Un jour à la fois. Avec le temps, les jours deviennent des semaines, les semaines deviennent des mois et les mois deviennent des années.
  7. Souvenez-vous : « La vie est un voyage, pas une destination. » C’est une série d’expériences avec des jalons. Certaines étapes sont plus importantes que d’autres. À cette fin, souvenez-vous de l’adage : « Demain est le premier jour du reste de votre vie. C’est une opportunité. » Ne laissez pas la tragédie vous priver de cette opportunité.

(c) 2021, George S. Everly, Jr., PhD